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Business : Les sportifs devenus des hommes d’affaires propres

Footballeurs, tennismen, basketteurs, sprinteurs ou golfeurs, lorsqu’ils arrivent à se faire un nom et… de l’argent, les sportifs africains arborent de plus en plus une seconde casquette: celle de businessmen. Nous en avons sélectionné, pour vous, quelques exemples.

Didier Drogba, le minier aurifère

seraient reversés Engagé officiellement avec le Phoenix Rising FC, Didier Drogba s’occupe certainement à gérer ses nombreux investissements réalisés prioritairement dans l’immobilier notamment, avec plusieurs acquisitions en Occident et en Afrique dont un gigantesque complexe hôtelier à Saly, un haut-lieu du tourisme situé au nord-ouest du Sénégal.

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En 2014, l’attaquant ivoirien a acquis une participation de 5% dans le capital d’une mine d’or à Ity, dans l’ouest de la Côte d’Ivoire, dans le cadre d’une privatisation partielle de la Société. L’opération dont le montant n’a jamais été révélé avait consisté au transfert de 60 000 actions.

Très discret dans ses investissements, on lui prête également des mises dans l’industrie du textile, dans des placements boursiers ou encore la restauration. Égérie de plusieurs enseignes, Didier Drogba brasse en outre d’importants revenus dans le monde publicitaire. Depuis deux ans, il prête en l’occurrence son image pour le développement la marque de sous-vêtements « Didier Drogba et Co ». Les bénéfices à sa Fondation basée à Abidjan.

Yannick Noah, de succès en succès

Unique tennisman français vainqueur d’un tournoi du Grand Chelem de l’ère Open en simple messieurs, mais aussi joueur français le mieux classé à l’ATP (n°3 en juillet 1986) et le plus titré en simple avec 23 titres, Yannick Noah, à 56 ans, fait certainement partie des sportifs qui ont le mieux réussi leur reconversion. Après un saut réussi dans la chanson (dix albums entre 1991 et 2004), le tennisman français d’origine camerounaise a également posé ses marques dans l’immobilier.

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Avec MG Constructions, une compagnie basée à Meyzieu (France) dont il est l’un des principaux associés, il a participé à plusieurs projets et a lancé en 2016, pour 60 milliards F CFA, un projet baptisé « La Cité des cinquantenaires » qui consiste en 500 logements haut standing à Yaoundé (Cameroun). Les livraisons sont attendues en 2019.

El Hadj Diouf, dans la peau d’un média-enthousiaste

C’est dans la presse sportive que l’international sénégalais a trouvé sa seconde voix (parallèlement). L’attaquant de Sabah FA (Malaisie) a lancé début janvier « Sport 11 », un quotidien basé à Dakar qui se veut panafricain et mondial. Dans l’édito du numéro inaugural, l’attaquant de Sabah FA explique : « Ce quotidien sportif symbolise à travers son titre un chiffre fétiche, le numéro 11 qui m’a révélé au monde entier et qui appartient désormais au peuple sénégalais ». Au-delà du business, El Hadji Diouf nourrit l’ambition de « participer au développement de la presse sportive ». Loin d’avoir pour vocation de faire l’éloge des plus grandes vedettes mondiales, ce quotidien, explique-t-il, s’emploiera à mettre les projecteurs sur « de nouveaux types de champions ».

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Samuel Eto’o, l’homme du bling-bling

Même si une certaine opacité règne autour de ses investissements, il est de notoriété publique que Samuel Eto’o a régulièrement investi dans l’immobilier en l’occurrence, mais aussi dans le divertissement, avec notamment l’exploitation pendant plusieurs années de deux boites de nuit à Yaoundé au Cameroun (La Senza et le Katios Night-Club). Le 30 avril 2016, le buteur d’Antalyasport annonce sur les réseaux sociaux (Facebook, Tweeter et Instagram) : « UTOPIA est le groupe qui gère ma carrière et mon image ». Il laisse alors une adresse mail à laquelle joindre ledit groupe « pour toute question d’ordre professionnel » le concernant.

Dirigée par un jeune camerounais diplômé de l’Université de Houston et agent de football licencié FIFA, Wilfried De Happi, la société aurait son siège au Luxembourg, à en croire le profil LinkedIn de ce dernier. Mais ici, difficile d’imaginer que l’ex capitaine des Lions indomptables du Cameroun n’ait pas investi de l’argent dans ce projet.

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« Chouchou » des grandes enseignes, Samuel Eto’o noue régulièrement des contrats publicitaires. Le dernier en date, MTN Cameroun dont il est ambassadeur depuis mars 2016. Ce passage chez la concurrence, après avoir été pendant cinq ans (2009-2014) l’égérie d’Orange Cameroun, est souvent attribué à l’échec du méga projet de compagnie télécoms lancé en 2014 en partenariat avec la filiale du groupe français.

Hakeem Olajuwon, le magnat de l’immobilier

Né en 1963 à Lagos (Nigéria), Hakeem Olajuwon immigre aux Etats-Unis à l’âge de 17 ans pour devenir basketteur professionnel. Bien encadré, par ses coachs notamment, le jeune homme évoluera très vite, passant par plusieurs petites équipes avant de rejoindre en 1884 le Houston Rockets de la NBA. Il devient ainsi le premier africain à faire son entrée dans ce prestigieux club américain. Après avoir mis un terme en 2002 à sa brillante carrière, il se lance à plein temps dans le business de l’immobilier.

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Aujourd’hui, il est considéré comme un acteur majeur de ce secteur à Houston où il réside encore avec sa famille. En février 2014, il signe son premier investissement connu dans son pays natal, le Nigéria, et choisi de poser sa pierre à l’édifice du développement local du basket-ball. En association avec d’autres anciens basketteurs d’origine nigériane, ils lancent un programme d’accompagnement des jeunes élèves désirant devenir basketteurs professionnels avec octroi de bourses.

Kolo et Yaya Touré, Immobilier encore et encore

Les frères Touré sont à fond dans l’immobilier. C’est d’ailleurs l’aîné, Kolo (35 ans) qui est à la base de la création, en collaboration avec l’agence londonienne Silk Invest, d’un fonds d’investissement dédié aux footballeurs africains. Les deux frères y arrivent en tête des investisseurs et pourraient également avoir misé sur la technologie, ainsi que des investissements plus sécurisés, des obligations notamment. Avec une fortune estimée à 62 millions €, Yaya Touré était, en 2011, le footballeur africain le mieux payé avant d’être déclassé par Samuel Eto’o en 2012. En juillet 2015, en sa qualité d’ambassadeur PNUD et en soutien à la campagne « Do Agric, l’agriculture ça paye », il signe une tribune en marge de la Conférence internationale sur le financement du développement, appelant les gouvernements et acteurs économiques à investir dans l’agriculture et l’éducation, « meilleur moyen, dit-il, de sortir les plus pauvres de l’extrême pauvreté ».

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Jusqu’ici, le milieu de terrain de Manchester qui vient de prendre sa retraite avec la sélection nationale ivoirienne n’a pas encore révélé des mises dans ces domaines, mais il ne serait pas étonnant qu’il en ait, vu son engagement très fervent dans la lutte contre la pauvreté en Afrique.

Haïlé Gebreselassie, le touche-à-tout

Légendaire coureur éthiopien (deux médailles d’or aux Jeux Olympiques, quatre médailles d’or, deux médailles d’argent et une médaille de bronze aux Championnats du monde, quatre médailles d’or championnats du monde en salle) aujourd’hui à la retraite, Haïlé Gebreselassie est, depuis novembre 2016, président de la Fédération nationale d’athlétisme dans son pays. Mais depuis qu’il ne sillonne plus les pistes, ce master du 10 000 m est un businessman dans tous les sens du terme.

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Après sa carrière sportive, il se lance d’abord dans l’immobilier en construisant un centre multifonctionnel à Addis Abeba. Plus, il se tourne vers la culture de café, secteur- clé de l’économie éthiopienne. Aujourd’hui, il exporte vers d’autres pays.

Egalement propriétaire de quatre hôtels ainsi qu’un business de voitures, l’ex-champion a également placé ses billes dans les mines, avec la création d’une entreprise qui fait la prospection de l’or. Du haut de ses 43 ans, celui qui ne manque aucune occasion de sensibiliser les sportifs éthiopiens et kényans à l’investissement, emploie 2 000 personnes dans ses entreprises. Un véritable acteur économique !

2A (source mondial sport)

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