Share, , Google Plus, Pinterest,

Print

Posted in:

M. José Da Sylva : ‘‘le Kriol Jazz Festival est l’expression du métissage des races’’

Il est l’initiateur du Kriol Jazz Festival. Durant 9 ans, M. José Da Sylva, en véritable connaisseur des arcades du show, s’est battu pour imposer son business, comme un festival majeur. Chaque année à la même période, Les professionnels de la scène et du spectacle, s’invitent sur les îles du Cap Vert.

Au moment où PRAIA (capitale du Cap-Vert) est sous le charme des festivaliers, nous avons rencontré M. José Da Sylva pour parler de la présente édition.

Lire aussi : Kriol Jazz Festival 2017: l’Actu en direct

Abidjanshow.com : Ce festival compte parmi les plus gros selon les professionnels. C’est un festival qui méritait d’exister et qui l’est grâce à vous. Mais dites-nous comment cela a commencé ?

M. José Da Sylva : C’est parti d’une discussion entre amis. Nous nous sommes dit à un moment donné, comment promouvoir la créolité. C’est là qu’est venu le Kreol Jazz Festival. Nous avons décidé de créer une fête de créolité où les gens qui sont à la base de la créolité se rencontrent. Ainsi, les gens du continent africain, de l’Amérique, des Caraïbes…, tout le monde se retrouve durant ces trois jours de fête et de rencontres. Donc, ça commencé comme ça et aujourd’hui on est à la 9e année.

Abidjanshow.com : 9 ans, c’est beaucoup de chemins parcourus. Quelles sont les difficultés principales que vous avez dû braver pour en arriver là ?

M. José Da Sylva : Faire un festival international de ce niveau-là, dans un petit pays pauvre, ce n’est pas facile. Donc ça été une grosse difficulté financière pendant des années. Pendant des années nous avons perdu de l’argent sur le festival. Là je peux dire que les deux dernières années nous avons équilibré. Nous espérons à la neuvième année peut-être gagner de l’argent. Mais sachez que c’est très difficile surtout le côté financier.

Il y a aussi cette difficulté qu’il ne faut pas ignorer que le Cap Vert, ce sont des îles au milieu de l’Atlantique et pour y arriver, parfois les artistes doivent prendre deux ou trois avions différents avec plusieurs heures de vol pour arriver ici. Donc parfois, c’est difficile pour un artiste international d’accepter de venir ici. Donc c’est une lutte. On est obligé d’être exceptionnel pour que les gens nous aiment bien et qu’ils veuillent venir chez nous.

Lire aussi : 9e Edition du Kriol Jazz Festival : l’affiche complète

Abidjanshow.com : A côté de toutes ces difficultés qui ne sont pas les moindres, vous avez certainement dû avoir durant ces 9 années de la satisfaction ?

M. José Da Sylva : Les moments de joie, c’est quand tu es dans un petit pays comme le Cap Vert où les gens aiment la musique et où tu emmènes des artistes que personne ne connait, mais qu’à la fin tout le monde se met debout entrain de danser, entrain de crier et là tu es heureux. Tu te dis, je viens de leur faire découvrir quelque chose, ils sont contents. C’est ça le festival. C’est beaucoup de découvertes. 70% de la programmation n’est pas connu dans le pays, mais les gens viennent quand même par confiance. Jusqu’à présent, on n’a pas déçu le public, j’espère qu’on va continuer ainsi.

Abidjanshow.com : L’affiche cette année semble énorme. Quelles sont les innovations par rapport aux éditions précédentes ?

M. José Da Sylva : Il n’y a pas d’innovations majeures. On est juste en train d’améliorer nos ‘‘after’’ qui se passent après une heure du matin à la plage. Cette année on l’a confié aux jeunes qui depuis deux ans font de grandes fêtes ici avec beaucoup de succès. Donc on a intégré ces jeunes-là, afin qu’ils amènent le festival à la jeunesse Capverdienne pour préparer le futur.

Abidjanshow.com : Justement pour parler de futur, quel est le futur du Kriol Jazz Festival ?

Lire aussi : Kriol Jazz Festival 2017 : Voici Elida Almeida, la pépite des Cap-Vert que tout un peuple attend

M. José Da Sylva : Le futur de notre festival, c’est réussir à l’implanter ailleurs. Faire en sorte que notre marque, Kriol Jazz Festival puisse se retrouver à d’autres endroits, surtout des endroits Créoles. Je pense à l’île de la Réunion, aux Caraïbes… à ces endroits-là justement où il y a la créolité et où des festivals comme le Kriol Jazz Festival ont leur place.

Abidjanshow.com : Kriol Jazz Festival qui est à sa 9e édition cette année est placée sous quel thème ?

M. José Da Sylva : Le thème demeure toujours la créolité. On essaie d’avoir des artistes qui représentent vraiment la créolité. C’est pour cela qu’on a des artistes comme Leyla McCALLA, qui est un Haïtienne Américaine. Ce sont des genres d’artistes qu’on aime bien ici. Des cubains ou Maria GADU… On essaie de rester dans cette base de la créolité le maximum possible ou de créer des rencontres entre des artistes de divers horizons pour continuer dans ce qui est de la créolité qui est un métissage de races et ici on va faire le métissage de cultures.

En d’autres termes le Kriol Jazz Festival est l’expression du métissage des races et par voie de conséquence, le métissage de cultures.

Interview réalisée par 2A (Envoyé spécial à PRAIA)

Commentaires

Commentaires

Share, , Google Plus, Pinterest,