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Barbara Kanam : Portrait de « l’ African Diva » l’une des plus voix du continent

Sensualité, volupté, grâce, talent, quelques mots pour décrire la diva de la musique congolaise Barbara Kanam.
Barbara Kanam tient plusieurs cordes à son arc : Musicienne, productrice de musique et actrice.
Quelle est l’histoire de la dame a la guitare, cette nymphe qui a conquis le cœur du peuple ivoirien et du continent tant par sa voix que sa beauté ?
Découvrons-la….

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Barbara Kanam nait le 27 septembre 1973 a Bukavu, au Congo Kinshasa ( RDC ) dans une famille a l’image des standards africains ( famille nombreuse ). Elle compte plus de dix frères et sœurs.

Découverte et raffinage d’un talent brut

En 1991, sa relation avec le chant prend forme quand elle se lance dans l’interprétation des répertoires des grands noms de la chanson au sein d’un orcherstre dénommé Dévotion. Puis, dans un souci de perfection de sa technique vocale, elle s’inscrit a l’école Psalmody Academy Rhema a Johannesburg. Elle y apprend à jouer de la guitare parallèlement et ce, durant 13 mois. Cet instrument devient sa marque, sa signature ; C’est d’ailleurs avec lui qu’elle conçoit le répertoire acoustique de sa première tournée « One Woman Accoustic Show » en Afrique centrale en 1994.

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En 1995, elle décide de s’installer à Abidjan.
Elle y intègre la chorale Grace de Cocody, l’occasion parfaite de chanter régulièrement à l’église de la commune.
Son amour pour la musique ne la dévie toutefois pas des études qu’elle poursuit afin d’obtenir avec brio en 1997 un BTS en commerce international. En 1998, elle fait la connaissance d’Alpha Blondy à la faveur d’un concert organisé de main de maitre par Mel Théodore. Alpha lui ouvre les portes de la notoriété, elle qui était pourtant méconnue. En 1999, elle sort son premier opus « symbiose » qui la propulse au devant de la scène et lui permet de s’arracher une nomination aux Kora Awards en Afrique du Sud, la première pour la jeune artiste.

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Son titre « Moliki Ekoleka », issu de cet album connait un franc succès.
Peu a peu, l’innocence et la candeur musicale de Barbara laissent place a une maturité et une affirmation sur scène. Elle est maitresse de son espace, de son charme, de sa voix. En 2003, la sortie de son second album renforce sa carrière. Produit par Kiki Touré, Teti assoit la carrière internationale de l’artiste.

Les titres tels que « l’argent appelle l’argent »sur lequel elle pose avec son amoureux de l’époque Awilo Longomba, « noir et blanc » avec Fally Ipupa, sont fredonnés partout. Sur cet album, elle y investit toute son énergie, sa force avec des messages prônant l’espoir, la détermination, le pardon, l’amour, la tolérance le bonheur, la justice avec des langues telles que le lingala, le kiswahili, le français et l’anglais.

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Cette même année et celles d’après, elle reçoit les distinctions suivantes :
« Meilleur Espoir Féminin de l’Afrique” aux Kora Awards 2003 à Sun City, en Afrique du Sud, “Meilleur artiste féminin d’Afrique centrale” aux Kundé d’Or 2004 à Ouagadougou, au Burkina Faso, et “Meilleur espoir féminin d’Afrique centrale” aux Tamani d’Or 2004 à Bamako, au Mali, prix de la « Révélation féminine » et du « Meilleur clip » au Music Black Awards 2005 à Cotonou, au Bénin.

Elle enregistre par la suite un featuring avec le compositeur, bassiste et interprète antillais Jacob Desvarieux sur le morceau « Ça ne va pas » de la compilation Africa Dance System réalisée en 2006 par Edgar Yonkeu, puis encore une fois avec Fally Ipupa sur le titre « 100% Love » de l’album Droit Chemin de ce dernier. En 2008, Awilo Longomba l’invite à son tour sur le titre éponyme de son opus Super man ainsi que sur “Meü amor”.
Sa relation passionnelle a l’époque avec ce dernier est palpable.

Un style musical teinté d’originalité
Barbara se classe incontestablement parmi les plus belles voix du continent qui ont particulièrement marqué les générations 19990-2000. Cette dame brille par sa polyvalence musicale : De l’afro pop, a l’afro folk aux ballades (guitare) en passant par l’afro dance music( soukouss, ndombolo, coupé-décalé, afro-zouk). Barbara offre une pléiade de sonorités musicales a tous les mélomanes. Sa personnalité forte et douce a la fois se perçoit dans le style qu’elle propose.

Concernant ses influences musicales, elle a toujours eu pour sources d’inspirations les plus grands noms de la musique a l’instar de Whitney Houston, Aretha Franklin, Tina Turner, Mbilia Mbel, Myriam Makeba et bien d’autres.

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Naissance de son label et étendue de ses collaborations artistiques

A partir de 2009, elle monte son label Kanam Music et étend ses collaborations, notamment avec des artistes tels que Magic System, Suzy Trébeau, Sergeo Polo.

Elle est nommée, cette même année,“Militante pour la paix et l’éducation des enfants” auprès de l’ONU, l’ UNICEF et l’UNESCO. Elle sort ensuite le maxi CD « L’argent appelle l’argent », une réédition par Koné Dodo de « Bibi Madeleine » (dont une version radio afro-dance (coupé-décalé / électro)) qui lui vaut d’être sacrée « Meilleure artiste de la diaspora congolaise », « Meilleure voix féminine » de la République Démocratique du Congo, « Meilleure artiste féminine d’Afrique » à Lagos (Nigeria) et nommée aux MTV Music Awards 2010.

L’African Diva demeure une grande dame de la musique africaine dont la renommée ne s’éteindra assurément pas de sitôt.

Carole G

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