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Marie-Hélène Costa (Directrice de Serena Musique)

L’amoureuse du jazz se dévoile

Marie-Hélène Costa est franco-ivoirienne. En 1964, alors âgée de 2 ans, elle débarque en Côte d’Ivoire avec ses parents. Bénéficiant d’une enfance heureuse auprès de ses géniteurs à Bingerville, Marie-Hélène Costa: « Toute mon enfance, j’ai été bercée parce qu’on avait des parents qui étaient très libéraux et passionnés de musique. On jouait dans des champs de café, on allait ramasser les cabosses de cacao. On partait à l’allocodrome, on mangeait notre pain-sardine. Contrairement aux autres petits blancs qui s’amusaient dans la neige en Europe. J’ai eu une enfance heureuse », raconte-elle.

Son parcours scolaire, universitaire et professionnel

Au bout d’un cursus scolaire normal, Marie-Hélène Costa décroche le Baccalauréat série A au Lycée des jeunes filles de Bingerville. Puis, elle s’envole pour la France où elle effectue des études universitaires couronnées par l’obtention d’un BTS option Tourisme. La technicienne en tourisme commence alors à travailler comme agent touristique. Mais amoureuse de la musique et singulièrement de jazz, Hélène organise de petits concerts. Son dévouement au travail lui permet de devenir plus tard une opératrice culturelle. Elle s’installe à Abidjan avec sa structure Serena Musique. Un événementiel initiateur de plusieurs concerts de jazz tel que ‘’Le mois du jazz’’.

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Son secret de travail et de beauté

« Je pense que ça se passe dans la tête. C’est le mental qui est important. Je crois toujours en moi et en ce que je fais. En ce qui concerne le secret de ma beauté, je n’en ai pas en tant que tel. Sinon, je ne bois pas d’alcool, or mis quelques cigarettes. Je n’ai jamais mis de crème de beauté. Je m’entretiens en pratiquant le sport.», martèle le fan du jazz. Mariée à Isaac Kemossiei, ivoirien et saxophoniste de jazz, dont elle est le manager, la franco-ivoirienne et mère de trois enfants a été séduite par le Zouglou. Elle adore cuisiner des mets ivoiriens, raffole le Kédjénou de pintade accompagné de riz. Le noir demeure sa couleur préférée pour sa sobriété. N’empêche que Marie-Hélène Costa, porterait également son choix sur la couleur mauve.

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Son coup de cœur et de gueule

A part la musique, elle aime partir en mer faire du bateau. Elle déplore le délaissement dont la musique ivoirienne est l’objet à son goût. Selon elle, ce pays regorge de beaucoup de richesse musicale avec l’existence d’une diversité d’instruments. Marie Hélène Costa réclame la création d’écoles de formation d’ingénieurs de son, de régisseurs de plateau, et bien d’autres. Des écoles où l’on pourrait étudier les instruments de musique. L’épouse d’Isaac Kemo n’oublie pas de décrier le désintéressement du jazz au profit du Coupé-Décalé qui selon elle « n’est pas une musique élaborée contrairement au Zouglou ». Le rêve de Marie Hélène Costa pour la Côte d’Ivoire, son pays d’adoption est de voir un pays paisible où il n’y a pas de problèmes politiques et autres.

Yolande K.

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