mardi 3 novembre 2009 Mis à jour à 11h 17mn par mastermix

Tenues et scnes oses dans la musique Ivoirienne

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Abidjanshow.com

Ces artistes Ivoiriens qui n'hsitent pas se dnuder pour se faire voir.

Le milieu du show-biz ivoirien est de plus en plus gagn par des artistes qui prfrent sduire par le physique et les tenues attirantes.

Je crois que quand on est artiste, on met tout les atouts de son ct afin d'attirer mais surtout de plaire ceux qui vous coutent et vous regardent. Le mtier d'artiste, c'est du marketing, il faut savoir se vendre. Moi j'utilise ce que j'ai de beau pour sduire. Ces propos sont de Dothy Z qui rpondait notre proccupation de savoir ce qui motive son envie pousse d'exhiber ses jambes chacune de ses prestations.

Kandice renchrit de son ct : Je ne fais pas de la provocation mais j'adore tre sexy. J'adore tre regarder. Cette faon de penser et de paratre est pouse par plusieurs artistes ivoiriens qui ont dcid de se faire remarquer autrement que par leur seul talent. Choquer pour plaire, voici le credo de ce type de chanteurs qui n'hsite pas innover, aussi bien dans des concepts musicaux, que dans la mise vestimentaire.

En son temps, des paroles comme casses-moi le kptou l d'Erickson le Zulu, c'est dans la douche-l que papa touch maman de Taboth Cadence ou encore debout ki nan dedans-dh de DJ Monkonzi accompagnes de danses frisant le striptease avaient inond les petits crans et les antennes des chanes de radios. Des images langoureuses de clips vido, avec des artistes et des danseurs et danseuses abhorrant des tenues moulantes et trs sexy ne se comptaient plus.

Ce genre d'attitude avait emmen les responsables de la Radiodiffusion tlvision ivoirienne (Rti) prendre une dcision ferme pour interdire presque d'antenne tous ceux dont les tenues vestimentaires, les danses et les refrains laissaient dsirer.

Mais cet ''embargo'' n'a nullement frein l'ardeur des artistes adeptes des scnes et tenues oses. Chasser le naturel, il revient au galop, dit l'adage. Les tenus obscnes et les phrases vides de sens refont surface. Qu'est-ce qui explique une telle attitude ? Selon les sources issues du milieu musical, l'argent, la clbrit, l'influence des rythmes latino-amricains et l'intrt manifeste, de plus en plus grand, du public pour le sexe seraient les principales causes qui emmnent les artistes oprer le choix de ''l'indcence''. Etre sexy, a vend.Vous savez, avec la piraterie, les cassettes ne s'achtent plus, les producteurs se font rare, il faut donc faire preuve d'imagination, surtout pour les femmes que nous sommes pour plaire et se faire des gombos, explique B.T.K., conceptrice d'une danse qui se caractrise par le dhanchement.

Aujourd'hui, des chanteuses de la nouvelle tendance comme Claire Bahi, Nastou, Shola Sticker, Shola Bobaraba, B.B. Truche, Ivoire Chocolat, MJ 30ont russi tirer leur pingle du jeu et se faire une petite renomme grce leurs atouts physique. DJ Lewis, Jean Jacques Kouam, Gadoukou La Staret mme Doh Kanon (le comdien qui campe le rle d'homosexuel) sont aussi aims pour avoir exhib leur potentiel corporel, port des fringues provocantes pour percer dans cet univers difficile du show-biz.

Attention au revers de la mdaille

Ce qu'il faut cependant craindre, ce sont les effets nfastes de la dsacralisation du sexe dans le showbiz ivoirien. Chanter, c'est surtout vhiculer un message. Cet aspect n'est plus mis en exergue avec les artistes adeptes des tenues oses.

Le public est uniquement impressionn par la beaut du corps et non celle des compositions. Il y a aussi l'image de femmes lgres ou d'hommes faciles qu'on prte ces artistes. Des artistes dont nous taisons les noms ont avou tre victimes de harclement sexuel de la part d'homosexuels (pd et lesbiennes), de voyeurs ou de certaines autorits qui ne demandent qu' les entraner dans leur lit. Ces murs dbrides des artistes influencent aussi des adolescents, voire les tout-petits qui veulent les imiter.

En effet, les artistes sont pris la plupart du temps pour des personnes qui, du fait de l'ultra mdiatisation dont elles font l'objet, comme exemples. Le plus triste de tout cela est la mort programme de la culture et de la musique de recherche. Ils sont nombreux, les mlomanes qui croient encore, avec ce qu'il est donn de voir, que la culture ivoirienne ne se rsume qu' sa premire syllabe (cul).

Le Quotidien / Jean Marc Futhey

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