65% des Français contre le maintien de la candidature de François Fillon mais…

Si une nette majorité des Français ne veut plus du vainqueur de la primaire, le cœur de son électorat fait bloc derrière lui. Doit-il s’en inquiéter ? Toujours embourbé dans l’affaire des emplois présumés fictifs de sa famille, François Fillon, qui n’exclut plus de se maintenir que quel soit son avenir judiciaire, voit sa cote présidentielle stagner à un niveau dangereusement bas. Mais le vainqueur de la primaire a tout de même des raisons de se rassurer.

 

Francois Fillon à Tourcoing le 17 février 2017.

Près de 2 Français sur 3 (65%) ne souhaitent pas que François Fillon maintienne sa candidature à la présidentielle selon un sondage Ifop publié par le Journal du Dimanche (JDD). Dans l’opinion de l’ensemble des Français, ce sondage révèle peu de changements par rapport à une précédente étude réalisée il y a deux semaines: 65% des sondés (-3 points) ne souhaitent pas le maintien de la candidature de François Fillon, 33% (+1) souhaitent qu’il reste candidat, 2% (+2) ne se prononcent pas.

L’opération contre-feu lancée cette semaine pour décrédibiliser la justice, les médias n’a donc pas encore semblé imprimer dans l’opinion… sauf dans le coeur de son électorat, l’ultime baromètre sur lequel l’ancien premier ministre entend asseoir la légitimité de sa candidature.

Parmi les seuls sympathisants des Républicains, le pourcentage de sondés favorables au maintien de François Fillon progresse lui de 6 points à 70% et celui des personnes opposées à son maintien recule de 5 points à 30%. En clair, le vainqueur de la primaire semble avoir réussi à endiguer l’hémorragie qui menaçait dans son propre camp, tout comme il a réussi, pour l’heure, à contenir le mouvement de fronde initié par les sarkozystes.

Ce dimanche dans la matinée, c’est un François Fillon ragaillardi et souriant qui a adressé un message vidéo de remerciement à ses soutiens pour avoir tenu la barque dans la tempête. « Ne nous laissons pas intimider ni par les attaques ni par les quelques manifestants qui voudraient nous empêcher de parler », a-t-il lancé à ses sympathisants. Comme si la bataille du Penelope Gate était désormais derrière lui.

Sondage réalisé par téléphone les 17 et 18 février auprès d’un échantillon de 1004 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas.

 

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