Déploiement militaire à Brasilia après des débordements

Plusieurs dizaines de Brésiliens s’étaient donnés rendez-vous dans la capitale pour protester contre les politiques de rigueur du président Michel Temer. Mis en cause dans un scandale de corruption, les manifestants exigeaient son départ. Finalement, des heurts violents avec la police ont éclaté.

Avec notre correspondant à Rio de Janeiro, François Cardona

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Des policiers de la force anti-émeute à Brésilia, le 24 mai 2017.

Ambiance de couvre-feu à Brasilia, où 1 500 soldats appuyés par plusieurs centaines d’agents des forces de l’ordre ont été déployés, sur décret du président Temer, pour garantir l’ordre dans la capitale. L’armée y restera jusqu’à ce que la situation soit rétablie – c’est ce que prévoit le décret présidentiel. Il répond aux troubles qui ont éclaté durant la manifestation qui se déroulait à Brasilia, sur l’esplanade des Ministères, en face du Congrès.

Des dizaines de milliers de personnes étaient venues exiger le départ du président Temer, soupçonné d’avoir perçu des pots-de-vin, et la manifestation a dégénéré. La façade du ministère de l’Agriculture a été incendiée, ainsi que plusieurs autres bâtiments administratifs. La police anti-émeute est intervenue brutalement. Une cinquantaine de personnes ont été blessées.

Heurts au Congrès

Ces troubles ont conduit le président Temer à faire appel à l’armée, pour garantir selon lui, des manifestations pacifiques dans la capitale. Suite à cette décision, des heurts entre députés ont éclaté au Congrès. Et la session parlementaire a été suspendue.

Rfi.fr