A Madagascar, 35 partis réclament un processus électoral transparent

A Madagascar, 35 partis politiques toutes tendances confondues s’unissent pour exiger un processus électoral transparent. Ce vendredi 24 novembre, ils ont signé un accord dont les termes ont ensuite été diffusés dans un communiqué. L’élection présidentielle malgache doit se tenir fin 2018. Selon eux, « le pouvoir prend des mesures unilatérales » concernant l’élaboration des nouvelles lois électorales. « Une situation qui porte atteinte à la stabilité politique », expliquent-ils. Les mêmes interpellent aussi la communauté internationale.

Une vue d’Antananarivo à Madagascar (image d’illustration).

« Former un front uni de forces vives jusqu’à l’instauration de la vraie démocratie », c’est l’engagement pris par 35 chefs de partis politiques à Madagascar. Parmi les signataires, le TIM de Marc Ravalomanana ou encore le TGV fondé par Andry Rajoelina.

Leur principale exigence : pouvoir consulter les avant-projets de lois électorales avant leur adoption au Parlement, explique Ihanta Randriamandranto, secrétaire général du parti Teza  : « On espère qu’on puisse entendre notre voix, que l’avant-projet de loi électorale puisse être discuté, vu et accepté par tout le monde. Avant toute adoption durant les régimes qui se sont succédé c’était des lois qui se sont adaptées à ceux qui gouvernent et nous n’en voulons plus puisque ça a toujours entrainé des crises. »

Ces contestations et ce droit de regard sur les textes électoraux, le Premier ministre malgache, Olivier Mahafaly, les a balayés d’un revers de la main en début de semaine dernière : « Il n’y a aucune raison de s’inquiéter depuis le mois de janvier ; la Ceni a déjà recueilli toute les recommandations de tous les acteurs politiques, les partis politiques, les membres de la société civile et même les simples citoyens. Maintenant, laissez le gouvernement travailler sur ses textes, laissez le gouvernement confectionner les textes selon les lois en vigueur. »

L’acheminement de ces textes directement au Parlement en vue de leur adoption semble acté, puisque, samedi, trois projets sur la loi électorale sont passés en Conseil des ministres. Des lois qui concernent notamment l’élection du président de la République et celle des députés.

Rfi.fr