A Moscou, les anti-Poutine manifestent dans le calme

Des manifestations organisées par Open Russia, l’organisation politique de l’oligarque Mikhaïl Khodorkovski, devaient se tenir ce samedi 29 avril malgré leur interdiction par les autorités russes. A Moscou, des manifestants ont exprimé dans le calme leur rejet du président Poutine.

Avec notre correspondant à Moscou,  Etienne Bouche

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Des manifestants font la queue pour accéder au secrétariat de la présidence russe, le 29 avril 2017 à Moscou.
Le quartier de Kitaï-gorod est quadrillé par la police. A l’appel du mouvement Open Russia, des Moscovites avaient prévu de venir y exprimer leur mécontent, malgré l’interdiction des autorités. Les organisateurs ont opté pour un autre moyen d’action. Une militante porte un t-shirt jaune avec cette inscription : « Nadoel » (« ras-le-bol »), le slogan de ralliement. Elle distribue des documents. « Ce sont des formulaires sur lesquels on peut indiquer ses revendications. Là, on peut demander à ce que Vladimir Poutine ne se représente pas une fois de plus – ça fait déjà 17 ans qu’il est au pouvoir. Et ensuite, ils vont adresser ces requêtes à l’administration présidentielle », explique-t-elle.

Les haut-parleurs rappellent que la manifestation n’est pas autorisée. Mais les personnes sur place ont néanmoins pu déposer leurs revendications au secrétariat de la présidence. Dans la queue improvisée, Anna est venue porter ses critiques.
« Sous sa présidence, le système de santé et l’éducation se sont dégradés, la Russie est en permanence engagée dans des actions militaires. Ma demande, c’est qu’il quitte le pouvoir en mars 2018 », confie Anna.

Vladimir Poutine n’a pas encore dévoilé ses intentions. Le parquet russe, lui, reproche à Open Russia « d’inciter à des manifestations et à déstabiliser la situation politique ».

Rfi.fr