A New York, Trump et Macron font valoir leurs convergences de vue

Emmanuel Macron et Donald Trump se sont retrouvés ce lundi 18 septembre à New York dès l’arrivée du président français, venu participer à l’Assemblée générale de l’ONU. Un moment convivial.

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Emmanuel Macron et Donald Trump se sont entretenus lundi 18 septembre, avant les grands débats de l’Assemblée générale de l’ONU.

C’est au New York Palace Hotel que Donald Trump attendait Emmanuel Macron pour des retrouvailles très amicales. Les deux hommes qui ont fait assaut d’amabilités. « C’est un très grand honneur d’être avec le président Emmanuel Macron… », a commencé le président américain qui a même évoqué en plaisantant l’idée de faire un défilé militaire à Washington le 4 juillet, jour de la fête nationale américaine, comme celui auquel il avait assisté le 14 juillet dernier à Paris. Un souvenir visiblement marquant pour le président américain.

Emmanuel Macron lui a répondu sur le même ton, d’abord en anglais, puis en français pour mettre en avant les convergences de vue avec son homologue. Mais de là à dire que cette familiarité affichée a permis de débloquer tous les dossiers, il y a un pas que l’Elysée ne franchit pas. « Nous avons beaucoup de vues communes sur les sujets de sécurité, de lutte contre la prolifération nucléaire, et évidemment la gestion des grands conflits mondiaux. Je crois que nous avons sur tous ces sujets beaucoup à faire ensemble », a estimé le chef de l’Etat français.

Emmanuel Macron veut voir le verre à moitié plein plutôt qu’à moitié vide, même s’il concède qu’il y a encore des sujets de discussion. Et de citer l’Accord de Paris sur le climat. « Etape par étape, nous continuons à travailler techniquement sur le climat », a déclaré le président français à sa sortie de l’entretien, avant de partir à pied vers le siège de l’ONU. Il veut croire que des progrès sont possibles grâce à la relation personnelle qu’il entretient avec Donald Trump. « Je crois que la force de cette relation, c’est que nous nous disons tout. Je ne dis pas que nous sommes d’accord sur tout, mais nous sommes d’accord sur beaucoup de choses », assure-t-il. « Nous avançons sur les sujets de sécurité collective dont je parlerai demain à l’Assemblée », a jouté Emmanuel Macron après l’entretien. 

Le Drian en éclaireur 

Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian était arrivé en éclaireur pour donner le ton de ce déplacement à l’Assemblée générale de l’ONU. Il a expliqué le message que le président de la République entendait venir délivrer, celui d’une France dont la diplomatie est « active sur tous les fronts » et dont les deux axes sont la résolution des crises et la promotion du multilatéralisme.

Contre la tentation du « repli » et du « cavalier seul », la France veut prendre l’initiative pour trouver des solutions concrètes, a dit le ministre. Une allusion à l’Accord de Paris sur le climat, mais aussi à l’application de l’accord sur le nucléaire iranien dont la France ne veut pas de remise en cause.

Après Donald Trump, c’est d’ailleurs avec le président iranien Hassan Rohani qu’Emmanuel Macron a prévu de s’entretenir. Il devait ensuite rencontrer des représentants de l’opposition syrienne et les chefs d’Etat du G5 Sahel. De quoi entrer tout de suite dans le vif du sujet.

Rfi.fr