Afghanistan: nouvelle manifestation à Kaboul contre le gouvernement

Trois cents personnes réunies sous la bannière d’un mouvement citoyen baptisé «Uprising for the change» – «Le soulèvement pour le changement» – ont défilé à bord de voitures dans les rues de la capitale afghane, ce lundi 3 juillet. Ils réclament des réformes et la démission des responsables de la sécurité du pays.

Avec notre correspondante à KaboulSonia Ghezali

media
Kaboul vit au rythme des manifestations, parfois violentes, depuis quelques semaines. (Photo prise en juin 2017).

« Nous n’arrêterons pas tant que rien ne changera », peut-on lire sur les banderoles blanches tendues sur les capots des voitures qui défilent dans les rues de Kaboul sur fond de klaxons incessants. Les manifestants portent des écharpes fuchsia et brandissent des drapeaux de la même couleur estampillés du logo du mouvement citoyen : une torche surmontée d’une grande flamme, symbole d’une colère vive.

« Nous avons commencé le deuxième round de manifestations contre le gouvernement afin qu’il y ait des réformes dans le domaine sécuritaire, au ministère de l’Intérieur, de la Défense, au sein du NDS, les services des renseignements », explique Asar Hakimi, l’un des représentants du mouvement.

Affiliés à l’opposition ? 

Le mouvement est né après l’attaque au camion piégé près de l’ambassade d’Allemagne à Kaboul dans laquelle 150 personnes avaient perdu la vie il y a un mois. Huit manifestants ont été tués les jours qui ont suivi dans la répression de leur mouvement de contestation par la police.

« Uprising for the change » réclame justice pour les familles des victimes et demande le limogeage des responsables de la sécurité ainsi que la démission du président afghan et de son chef de l’exécutif. « Notre mouvement est destiné à montrer notre colère. Malheureusement, le président Ashraf Ghani et le chef de l’exécutif Abdullah Abdullah ne montrent aucun intérêt. Mais nous allons continuer nos actions », martèle Hakimi

Le mouvement citoyen affirme ne recevoir aucune aide financière de partis politiques. Il ne nie pas pour autant être soutenu par les membres de l’opposition.

Rfi.fr