En Afrique du Sud, la question de la terre divise l’ANC

A l’occasion d’une réunion de l’ANC, le parti au pouvoir, ce week-end, le président sud-africain Jacob Zuma est à nouveau revenu sur sujet de l’expropriation de la terre sans aucune compensation financière. Un sujet sensible dans le pays et qui ne fait pas l’unanimité au sein de son parti.

Un champ de maïs en Afrique du Sud.

Jacob Zuma revient à la charge. Cela fait des mois que le chef de l’Etat évoque le sujet sensible de l’expropriation de la terre sans compensation financière. Le week-end dernier, devant le comité exécutif de son parti, il a à nouveau défendu sa position. Mais le sujet ne fait pas l’unanimité.

Le secrétaire général de l’ANC ainsi que son trésorier ont mis en garde contre ce qu’ils qualifient de décisions impulsives qui pourraient mettre le feu au pays. Ils craignent notamment la réaction des investisseurs étrangers qui y verraient un scénario similaire au Zimbabwe où dans les années 2000, des centaines de fermiers blancs avaient été violemment dépossédés de leur terre.

Même si tout le monde reconnaît le besoin d’une réforme agraire, l’actuelle politique étant un échec, certains remettent en cause les motivations de Jacob Zuma. Ils l’accusent de jouer la carte populiste pour rehausser sa popularité.

D’autres y voient une stratégie de campagne. En effet, l’ANC doit élire un nouveau président en fin d’année. Mettre la redistribution des terres au centre des débats avantagerait un candidat plus à gauche, plus populiste.

Rfi.fr