Ahed Tamimi devenue symbole de la cause palestinienne

La détention d’Ahed Tamimi a été prolongée de quelques jours par la justice militaire israélienne. Cette jeune Palestinienne, âgée de 16 ans, comparaîtra à nouveau la semaine prochaine pour déterminer si elle sera poursuivie ou non. L’adolescente a été arrêtée le 19 décembre après avoir giflé et donné des coups de pieds à deux soldats israéliens qui se trouvaient dans son village de Cisjordanie. Et en quelques jours, elle est devenue le porte-drapeau de la lutte contre l’occupation israélienne.

De notre correspondant à Jérusalem, Guilhem Delteil.

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Ahed Tamimi au milieu des gardiens de la prison d’Ofer, près de Ramallah.

Sur les réseaux sociaux, certains internautes ont remplacé leurs photos de profil par celle de l’adolescente, barrée de l’inscription « libérez Ahed ». Le président de l’Autorité palestinienne a, lui, appelé le père de la jeune femme. Mais le soutien à Ahed Tamimi ne se limite pas aux Territoires palestiniens. Il est international car son combat est évocateur, estime Bassem Tamimi, son père. « Elle a giflé l’occupation, le symbôle de l’occupation. Cela a encouragé, motivé et inspiré les gens partout dans le monde: tous les combattants pour la liberté et ceux qui croient dans les droits de l’Homme. »

A seize ans, Ahed Tamimi n’en est pas à son premier coup d’éclat. Lorsqu’elle avait douze ans, elle était déjà apparue dans une vidéo menaçant du poing un soldat. « Elle a une conviction. Elle considère que cette terre est palestinienne et que nous devons nous battre. Et elle est prête à en payer le prix. C’est pour ça qu’elle apparaît comme étant forte. »

Ahed Tamimi est aujourd’hui l’un des visages de la cause palestinienne. Une vocation contrainte, soulignent ses détracteurs pour qui ses parents – engagés dans la lutte contre l’occupation – ont utilisé leur fille pour mener leur combat.

Rfi.fr