Algérie: les islamistes dénoncent une fraude lors des élections législatives

Les législatives algériennes du 4 mai ont été marquées par une abstention record, mais aussi par une fraude massive selon l’opposition. Celle-ci dénonce « des bourrages d’urnes » et des manipulations de procès-verbaux dans les bureaux de vote. La principale coalition islamiste, arrivée en troisième position, accuse le pouvoir. Zidane Tebbal, membre du conseil national du MSP, le Mouvement de la société pour la paix, annonce en conséquence vouloir déposer des recours devant le Conseil constitutionnel.

Dépouillement des votes à l’issue des élections législatives à Alger, le jeudi 4 mai 2017.

Les partis au pouvoir en Algérie conservent la majorité absolue au Parlement à l’issue du scrutin. Avec 164 élus, le FLN du président Abdelaziz Bouteflika est en recul mais reste le premier parti du pays. Les partis islamistes obtiennent la troisième place et 67 sièges au Parlement, contre 60 en 2012, une progression moins importante qu’espérée.

Rfi.fr