Amnesty International dénonce l’arrestation de sa directrice en Turquie, Idil Eser

Idil Eser, directrice d’Amnesty International pour la Turquie est détenue depuis le 5 juillet par les autorités turques. Elle a été arrêtée avec sept autres militants lors d’un atelier de formation au management et à la sécurité informatique. Cette arrestation a lieu un mois après le placement en garde à vue du président de l’ONG dans le même pays. Une fuite en avant des autorités turques dénoncée par l’organisation international de défense des droits humains.

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Idil Eser, directrice d’Amnesty International en Turquie.@amnesty international

« Appartenance à une organisation terroriste »: c’est pour ce motif que la directrice d’Amnesty International en Turquie a été arrêtée mercredi 5 juillet à Buyukada, avec d’autres militants des droits de l’homme. Une dizaine de personnes au total sont en garde à vue depuis plus de 24 heures, ce n’est que le 6 juillet qu’Amnesty International a pu avoir des nouvelles d’Idil Eser, la directrice d’Amnesty en Turquie.

Il y a un mois, c’est le président de la branche turque de l’ONG qui a été placé en garde à vue. Amnesty International dénonce ces arrestations. Pour Nicolas Krameyer, responsable du programme Libertés chez Amnesty International France, ces détentions illustrent la volonté du gouvernement turc de faire taire les voix dissidentes.

Le fait de s’attaquer à l’une des principales organisations internationales de défense des droits humains est un signal extrêmement inquiétant des autorités turques qui montrent que rien ne protège les voix critiques. Même pas l’appartenance à une organisation internationalement reconnue dans le domaine des droits humains. Il y a vraiment une fuite en avant où toute voix critique qui peut s’exercer, qui irait à l’encontre des autorités devient systématiquement poursuivi en justice.
Nicolas Krameyer, responsable du programme Libertés chez Amnesty International
par RFI