Andy Chan, figure «localiste»: «Nous sommes des Hongkongais, pas des Chinois»

Vingt ans après la rétrocession de Hong Kong à Pékin, célébrée avec faste en ce moment, le mot «indépendance» n’est plus tabou dans le territoire semi-autonome. Des partis dits «localistes» veulent couper les ponts avec la Chine qu’ils accusent de «coloniser» le territoire semi-autonome. A la tête de cette frange radicale: Andy Chan, bête noire de Pékin.

Avec notre envoyée spéciale à Hong KongHeike Schmidt

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Andy Chan, en avril 2016.

Andy Chan, jeune premier au visage poupin et aux lunettes carrées, tourne sa tête vers le ciel où des hélicoptères scrutent le port de Victoria pour sécuriser la visite de Xi Jinping.

« Le dispositif de sécurité est très important. Il vient ici comme un roi ou un empereur mais nous ne voulons pas de lui. Nous ne sommes pas des Chinois, nous sommes des Hongkongais ! »

Andy Chan est le visage des radicaux. En 2014 il a fondé le parti nationaliste de Hong Kong : « Nous sommes le premier parti à demander l’indépendance de Hong Kong. Parce que sous le régime communiste, nous n’allons jamais obtenir la démocratie. Même la « révolte des parapluies », ce mouvement si puissant et si pacifique n’a rien pu obtenir. Nous avons totalement perdu confiance. Avant 1997, Hong Kong était une colonie britannique. Aujourd’hui Hong Kong est colonisée par la Chine. Le parti nationaliste de Hong Kong s’insurge contre le nationalisme chinois. »

Ce vendredi soir, Andy Chan franchit la ligne rouge de Pékin – il appelle à un rassemblement pro-indépendance… pourtant interdit par le gouvernement hongkongais.

Rfi.fr