Armes à feu: le débat fait rage aux Etats-Unis autour des «bump stocks»

Alors que l’enquête se poursuit sur la fusillade meurtrière de Las Vegas, sans que le motif du tireur, Stephen Paddock, ait encore été découvert, la question du contrôle des armes a dominé le débat des émissions politiques du dimanche 8 octobre. L’attention se porte maintenant sur le bump stock, ce mécanisme utilisé par le tireur permettant de transformer un fusil semi-automatique en arme automatique.

Avec notre correspondant à Washington,  Jean-Louis Pourtet

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Le dispositif «bump stock», photographié chez un vendeur d’armes à feu dans l’Utah, le 4 octobre 2017.

Depuis le massacre du 1er octobre, il y a un début de consensus entre démocrates et certains républicains pour interdire les bump stocks. Mais les divergences demeurent sur les moyens d’y parvenir.

La sénatrice Dianne Feinstein veut introduire une nouvelle législation qui interdirait la vente du système : « Nous avons besoin d’une loi et nous avons l’occasion d’en avoir une, dit-elle. J’espère que les Américains réagiront et diront que c’en est assez. Législateurs, faites quelque chose ! »

Mais les républicains, qui craignent un retour de manivelle de leurs électeurs pro-armes, préféreraient que la décision vienne de l’agence fédérale responsable des armes, ce qui leur éviterait aussi de mécontenter un de leur fidèle donateur, la NRA, le puissant lobby des armes. 

Son président, Wayne LaPierre, est opposé à toute nouvelle législation pouvant limiter la possession d’armes à feu. « Dianne Feinstein veut ce monde utopique sans armes. Mais dans la réalité, chaque fois que quelqu’un veut faire quelque chose de mal, c’est toujours le bon type avec une arme qui l’arrête », estime-t-il.

Même si d’une façon ou d’une autre, les bump stocks sont interdits, ce ne sera qu’une infime partie du problème qui sera résolue.

Rfi.fr