Attaque chimique en Syrie: Ankara accuse Assad et accueille les blessés

Le gouvernement turc a annoncé mercredi 5 avril que le pays allait prendre en charge les victimes de l’attaque chimique présumée mardi. Certains blessés sont déjà soignés sur le territoire turc. Le président turc Recep Tayyip Erdogan a directement accusé Bachar el-Assad d’avoir orchestré cette attaque contre, dit-il, «plus de cent personnes dont 50 enfants».

Avec notre correspondant à Istanbul,  Alexandre Billette

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Un blessé transporté par les secours turcs à l’hôpital de Reyhanli, à la frontière syrienne, le 4 avril 2017.

Pour Recep Tayyip Erdogan, il n’y a pas de doutes : c’est une attaque « chimique » et elle a été perpétrée par les forces fidèles à Bachar el-Assad, un « assassin », selon le président turc, qui a également dénoncé le silence notamment des Nations unies.

Ankara a annoncé la mise en place de secours pour venir en aide aux victimes de l’attaque dans le nord de la Syrie. Mardi et mercredi, une trentaine de personnes ont été exfiltrées en Turquie, dans un hôpital de la ville frontière de Reyhanli, prises en charge, entre autres, par l’Organisation mondiale de la santé qui fournit les antidotes pour soulager les survivants.

Ce n’est pas la première fois que la Turquie accueille des victimes présumées du régime syrien et Ankara compte bien fournir les preuves de l’implication de Damas dans cette attaque : le ministre turc de la Santé a annoncé qu’une autopsie sera faite sur l’un des blessés exfiltrés, décédé à son arrivée. Un examen qui permettra selon lui d’identifier les responsables.

Rfi.fr