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Bombardement de Bouaké: l’affaire des suspects interpellés puis relâchés au Togo – RFI

Reprise aujourd’hui du procès du bombardement de Bouaké. Le 6 novembre 2004, 10 personnes avaient été tuées dans l’attaque du camp militaire français de la force Licorne par deux avions Soukhoï pilotés par des mercenaires russes et leurs co-pilotes ivoiriens. La cour a commencé à se pencher sur une des zones d’ombres de ce dossier : l’interpellation de suspects au Togo, qui seront finalement relâchés, car la France, alertée, ne donne pas suite. Jusqu’à qui est remontée cette information dans les hautes sphères françaises ? c’est la première question qu’a essayé de démêler la cour. 

Avec notre envoyée spéciale au palais de justice de ParisLaura Martel 

Claude Taxis, à l’époque attaché de sécurité intérieure à l’ambassade de Lomé et chef de la délégation du SCTIP, le service de coopération international de la police, raconte que le 16 novembre 2004, vers 10h, François Boko, ministre togolais de l’Intérieur, l’informe de l’arrestation le matin même à la frontière Togo-Ghana de huit ressortissants biélorusses et deux Ivoiriens en provenance de Côte d’Ivoire et lui remet la photocopie de leur passeport.

« Le ministre a demandé si nous étions intéressés de les récupérer, car son intuition était que ces individus étaient susceptibles d’être les auteurs de l’attaque », relate Claude Taxis. Le doute sur la qualité de « techniciens agricoles » affichée par ces hommes est d’autant plus grand, souligne Claude Taxis, qu’ils ont été « réceptionnés à la frontière par la secrétaire de Robert Montoya », un ex-gendarme de l’Élysée « qui était dans notre collimateur pour ses activités de ventes d’armes » précise le commissaire….LIRE LA SUITE

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