Brésil: petit répit pour le président Temer sur le plan judiciaire

Le président brésilien Michel Temer a sauvé son mandat de justesse. Ce vendredi, le Tribunal supérieur électoral lui a accordé un non-lieu par une étroite majorité. Il était accusé d’irrégularités dans la campagne électorale de 2014. C’est une victoire pour le président, même s’il est toujours menacé par plusieurs scandales de corruption.

Avec notre correspondant à Rio de Janeiro, François Cardona

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Le président brésilien Michel Temer, lors du lancement d’un plan gouvernemental pour l’agriculture, le 31 mai 2017, à Brasilia.

Après quatre jours de procès, le président du Tribunal supérieur électoral a finalement eu le dernier mot. Le vote de Gilmar Mendes a été décisif, par quatre voix contre trois. Il a permis au président Temer d’éviter de voir son mandat invalidé.

Une courte majorité de juges a estimé que les preuves obtenues récemment durant l’enquête sur le scandale de corruption Petrobras ne pouvaient pas être retenues dans ce procès.

Le président du tribunal s’est longuement expliqué, estimant qu’ « il vaut mieux payer le prix d’un gouvernement mauvais et mal choisi que celui de l’instabilité du système ».

Enquête de la Cour suprême

Michel Temer et l’ancienne présidente, aujourd’hui destituée, Dilma Rousseff étaient accusés d’avoir bénéficié d’argent sale pour financer leur campagne électorale de 2014. Aujourd’hui, largement impopulaire, Michel Temer reste donc à la tête du Brésil jusqu’en 2018.

Il doit cependant toujours faire face à une enquête ouverte par la Cour suprême, pour son implication présumée dans un réseau de corruption. Son principal parti allié menace de quitter sa majorité gouvernementale. A l’issue de ce procès, le Brésil reste toujours profondément englué dans une crise politique sans précédent.

Rfi.fr