Brexit: Madrid veut maintenir la liberté des travailleurs

Pour Madrid, « l’élément le plus important » de la négociation sur le Brexit est le maintien de la liberté de circulation des travailleurs avec le Royaume-Uni, selon un rapport révélé vendredi par El Pais.

media
Des manifestants pro-Brexit devant le Parlement britannique, le 26 novembre 2016.

Le rapport gouvernemental révélé par le quotidien espagnol chiffre l’impact du Brexit sur l’économie espagnole à entre 0,2 et 0,4% du PIB soit deux à quatre milliards d’euros, selon El Pais, qui ne précise pas la durée dans le temps de cet impact annuel.

Le rapport semble fixer les priorités de Madrid concernant les négociations qui seront menées avec Londres en vue du Brexit.

Selon El Pais, l’Espagne estime que la liberté de circulation des travailleurs est « l’élément le plus important de la négociation » et Madrid souhaite « maintenir les conditions de libre circulation » pour éviter trop de dégâts.

De nombreux Britanniques en Espagne

L’Espagne est le premier pays de destination des Britanniques en Europe : des estimations non officielles chiffrent le nombre de Britanniques installés en Espagne à entre 800 000 et un million.

Selon le chiffre mentionné par le rapport espagnol ils seraient officiellement 286 000 dont 172 000 en âge de travailler et 105 000 retraités, aux dépenses de santé annuelles de 250 millions d’euros, supportées par l’Espagne puis remboursées par le Royaume-Uni.

L’Espagne compterait pour sa part 102 498 citoyens en âge de travailler au Royaume-uni. Le pays estime qu’il faut continuer à appliquer le « règlement qui permet la coordination des systèmes de sécurité sociale » et si cela n’était pas possible mener une « négociation bilatérale ».

Madrid serait proche des positions de l’Irlande, l’Italie ou la Pologne, sur des sujets comme la sécurité sociale des résidents, la libre circulation des travailleurs, ou le tourisme, selon El Pais.

Les effets du Brexit seront aussi notables sur les revenus de grandes entreprises espagnoles, très exposées à l’économie britannique.

Rfi.fr