Bureau politique des Républicains: les règlements de comptes remis à plus tard

Les Républicains ont tenu un bureau politique d’une importance extrême. Le parti était divisé sur l’attitude à avoir concernant les élus Macron-compatibles, ceux qui ont saisi la main tendue par Emmanuel Macron. Finalement, après trois heures de réunion ce mardi soir, le bureau politique des Républicains a décidé de ne pas exclure ces membres du parti qui ont rejoint le gouvernement d’Emmanuel Macron ou choisi de le soutenir à l’Assemblée. Une procédure de sanction est ouverte contre eux. Mais la direction LR a préféré reporter le problème à l’automne.

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Siège des Républicains à Paris (photo d’illustration).

« Vous êtes venus pour rien », disait à la presse le sénateur Roger Karoutchi avant de rentrer au siège des LR, et c’est vrai qu’on s’est dirigé ce mardi soir vers une voie intermédiaire : ni sanctions, ni exclusions.

La pression plutôt que l’exclusion. L’état-major des Républicains a eu dû mal à trouver la formule magique pour sanctionner les Macron-compatibles sans les faire passer pour des victimes. La solution a été dénichée dans les pages du règlement du parti : une commission spéciale sera chargée d’entendre les quatre ministres LR et les deux chefs des députés « constructifs ». Un rapport sera présenté à l’automne et c’est là que seront décidées ou non leurs exclusions.

En attendant, les six accusés sont suspendus de leurs fonctions exécutives au sein des Républicains. Gérald Darmanin, le ministre de Budget, n’est par exemple plus le président de la fédération LR du Nord.

Quant à la quinzaine des députés LR membres des Constructifs à l’Assemblée, ils sont en sursis. Ils ont jusqu’au mois de septembre pour décider ou non de revenir dans le groupe des Républicains. 

Entre sanctions douces et avertissements, les ténors du parti font le choix de temporiser avant de partir en vacances.

Le débat a été beaucoup plus simple et rapide sur le calendrier de l’élection du futur chef du parti. Elle aura lieu les 10 et 17 décembre par vote électronique. Un scrutin pour l’instant dégagé de tout rival sérieux pour le favori Laurent Wauquiez.

Rfi.fr