Canada: l’ambassadeur du Venezuela considéré persona non grata

Le torchon brûle entre le Canada et le Venezuela. Après l’éviction du diplomate canadien Craig Kowalik de Caracas samedi 23 décembre par la présidente de l’Assemblée constituante, c’est au tour du ministère canadien des Affaires étrangères de réagir. L’ambassadeur du Venezuela et un chargé d’affaires sont désormais persona non grata.

Avec notre correspondante à Montréal,  Pascale Guéricolas

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En réponse à l’expulsion du diplomate canadien Craig Kowalik (ici sur la photo), Ottawa a décidé d’expulser l’ambassadeur vénézuélien au Canada. 

Dans un communiqué de presse, la ministre des Affaires étrangères a expliqué que désormais l’ambassadeur vénézuélien n’était plus le bienvenu à Ottawa. Idem pour son chargé d’affaires. Chrystia Freeland considère que le régime Maduro « ne cesse de miner tous les efforts visant à rétablir la démocratie et à aider le peuple vénézuélien ».

Depuis plusieurs mois, le Canada cherche à jouer un rôle actif pour appuyer l’opposition vénézuélienne et contribuer à la libération des prisonniers politiques. En septembre dernier, par exemple, une quarantaine de représentants du gouvernement de Maduro se sont vus interdire le territoire canadien.

Les avoirs de ces responsables, que la ministre accuse d’être corrompus et d’être impliqués dans des violations des droits de la personne, ont été gelés. En octobre, le Canada membre du Groupe de Lima, a accueilli des représentants de onze pays d’Amérique Latine qui forment cette coalition. Là encore, la situation au Venezuela et les moyens à déployer pour y rétablir la démocratie figurait en tête des discussions.

Rfi.fr