Canicule aux Etats-Unis: jusqu’à 50 degrés Celsius à Phoenix dans l’Arizona

Depuis plusieurs jours, le sud-ouest des Etats-Unis et en particulier l’Etat de l’Arizona fait face à une vague de chaleur sans précédent depuis le début des années 90. A Phoenix, des dizaines de vols ont été annulés mardi lorsque le mercure s’est approché des 50 degrés Celsius. Alors que l’été vient tout juste de commencer, la population et les autorités essaient de s’organiser.

Avec notre envoyé spécial à Phoenix,  Eric Samson

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En Arizona, le mercure a flirté ces derniers jours avec les 50 degrés Celsius.Wing-Chi Poon/Wikimedia Commons

A la télévision, les présentateurs de la météo commencent à citer des chiffres qu’ils avaient perdus de vue depuis plus de 25 ans. 122 degrés Fahrenheit, soit largement plus de 50 degrés Celsius, le record de température du 26 juin 1990 sera peut-être battu cette semaine.

Même si la chaleur n’est pas une nouveauté à Phoenix, ville construite au milieu du désert, pour certains habitants, trop c’est trop.

« Oh mon Dieu, mais quelle chaleur infernale en Arizona. Le présentateur météo de la télé dit qu’on est à 118 degrés Farenheit, mais moi j’ai plutôt l’impression qu’il fait 120 millions de degrés. Vous savez cette bouffée de chaleur que l’on ressent quand on ouvre la porte du four pour regarder les galettes cuire, et bien c’est exactement la même chose. » 

Plus de 40 vols ont été supprimés mardi lors des heures les plus chaudes de la mi-journée. Si les Boeing et les Airbus ont encore une petite marge de manœuvre, les appareils moins puissants comme les Embraer ont été maintenus au sol par sécurité.

Aide aux sans-abris

Les services de santé de la ville de Phoenix et de l’Etat souhaitent monter des abris provisoires pour éloigner les sans-abris de la rue où le seul contact avec l’asphalte peut provoquer des brûlures. Des distributions d’eau vont également se multiplier.

Dans le désert à la frontière avec le Mexique, les gardes-frontière se mobilisent dans les zones particulièrement dangereuses pour les immigrants clandestins qui n’ont jamais assez d’eau avec eux. 84 sont morts de soif et d’épuisement l’an dernier dans la région et 14 depuis avril dernier.

Rfi.fr