Chine: l’Assemblée nationale populaire évoque l’avenir du pays

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Des membres des forces de l’ordre chinoises en manoeuvre sur la place Tiananmen, le 3 mars 2017. Des centaines
de milliers de policiers, soldats et bénévoles quadrillent Pékin.

Quand l’élite communiste afflue vers la capitale, le peuple est tenu à l’écart. Militants des droits de l’homme, dissidents et pétionnaires en quête de justice sont assignés à résidence ou chassés de Pékin. La place Tiananmen, avec son Palais du peuple ou siègeront les 3 000 députés, est déserte et des centaines de milliers de policiers, soldats et bénévoles quadrillent la ville. C’est l’heure des Liang Hui, des deux Assemblées. Les députés, sans réel pouvoir, sont au grand complet pour écouter le discours du Premier ministre, ce dimanche.

La croissance en perte de vitesse, la dette publique à un niveau record, les surcapacités qui minent l’économie : Li Keqiang doit annoncer comment le gouvernement compte relever ses défis. Autre question cruciale, après l’annonce d’un budget en forte hausse aux Etats-Unis, quelle somme accordera la Chine à son armée ? En 2016, le budget n’avait augmenté que de 7,6%, mais la tension accrue en mer de Chine du sud pourrait changer la donne.

En coulisses, chacun des élus tachera par ailleurs de placer ses pions, avant un vaste remaniement à la tête du parti communiste cet automne prochain.

Rfi.fr