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Cinéma/Bleu Brigitte, la mère de Apoutchou national lance un cri de coeur

Malgré la création de nombreuses et nouvelles séries, longs métrages ivoiriens, le cinéma ivoirien peine à donner aux acteurs une assise financière comme au Nigeria. En clair, les acteurs ivoiriens ne vivent pas décemment du cinéma.

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Il y a quelques mois sur le plateau de la télé d’ici, parlant des réalisateurs, l’acteur fortuné Akpakpo dressait un sombre tableau du milieu : ‘’…ceux qui payent bien, je vais dire peut-être 3 ou 4%, au-delà, je peux aller jusqu’à 5%, sérieusement, ceux qui nous payent mal, c’est tout le reste…’’.

Il semblerait par ailleurs que les acteurs de la série “Les invisibles” s’en soient sortis bredouilles financièrement. Depuis ce 08 mars 2022, la réalisatrice Bleu Brigitte a lancé un cri de cœur en direction des pouvoirs publics : ‘’…qu’on puisse vivre de notre art, qu’on nous paie nos droits convenablement…’’.

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Il faut toutefois voir dans la plainte de la réalisatrice Bleu Brigitte l’affleurement d’un problème majeur, celui du rôle que ne semble pas jouer à fond toutes les institutions chargées de faire la promotion du cinéma ivoirien, notamment celle en charge de gérer les subventions : ‘’… que les subventions qui sont là, qu’on les donne à ceux qui les méritent…’’.
Certains réalisateurs payent certes mal mais le problème du cinéma ivoirien ne devrait pas être jugé à ce simple niveau : il est donc empêtré dans tout un système qui dépasse la petite force d’un réalisateur.

Diaman Emmanuel

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