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Ayo – Elle prie pour la Côte-d’Ivoire

La grande voix de la musique pop a offert ce samedi,  un  cocktail d’émotion au palais des congres de l’hôtel ivoire. Ayo a gratifié le public d’un grand concert, une véritable messe.

Il est 22 heures quand Augustin Akou, le responsable de 2a Consulting, (la structure en charge de l’évènement), monte sur la scène pour remercier ses partenaires.  Il est immédiatement interrompu par le public impatient de voir Ayo sur scène. Il la réclame. Celui-ci s’éclipse aussitôt pour laisser la place à la star attendue.

« Ce n’est pas un concert mais des prières.  A travers la force de la musique, on arrive à tout ».Ce sont là ses premiers mots dans la salle archicomble du palais des congrès de l’hôtel Ivoire.

Les lumières s’éteignent, les projecteurs se braquent sur la scène. Le décor est inspiré de la nature. Les fleurs, les arbres y sont représentés.

Ayo  est là. Elle a des tresses africaines sur la tête.  Son visage scintille. Elle affiche un grand sourire aux lèvres.

A son cou, un collier interminable de perles en forme de cauris. La chanteuse, auteur-compositeur, porte une tunique de couleur violet, en tissu ancien d’origine nigériane. Ayo a sa guitare en main, elle saisit son micro.

Elle est face à son public et commence  la « prière ». Elle enchaîne les mélodies. Un patchwork de soul, folk et reggae.

Les thèmes évoqués : l’amour, l’inconditionnel amour, l’injustice, l’égalité. De nombreux spectateurs découvrent, pour la première fois, la puissance vocale de l’artiste. Le public se  lève pour l’applaudir et chanter avec elle. Ayo appelle son public à la rejoindre au bas de scène. «Quittez les chaises, même si vous avez payé différents prix, on est tous pareils, venez » ; dit-elle,  toujours avec ce grand sourire.

Le public immortalise ce moment. Dans la salle feutrée, on ne voit plus que le reflet d’Ayo dans tous ces téléphones braqués vers la scène.

«Si vous adorez Dieu, Bouda, Allah, ce qui compte c’est la foi. C’est l’amour qui compte». Elle prononce ces mots  avec une force dans la voix.

« Le vrai amour il est inconditionnel », ajoute-telle, en sanglots. 

Un moment de musique, un moment d’émotions.

Apres trente minutes de mélodies sans répit, la chanteuse s’arrête quelques minutes, le temps de prendre une gorgée d’eau. Elle en profite pour partager son histoire, et évoquer son origine nigériane et tzigane roumaine.

« Mon père, mon premier amour, c’est lui qui m’a faite. Il avait de la classe. Il était mon père et ma mère. C’est à lui que je dois mon éducation. Quand ma mère luttait contre son addiction à l’héroïne, il était le seul à s’occuper de moi, lui et mon grand frère. Mon grand frère, le premier fils de ma mère, il est Blanc mais mon père l’a aimé et lui a même attribué un nom nigérian. Aujourd’hui, je suis une mère et c’est mon père qui m’a appris à mettre les couches à mes enfants. C’est de cet inconditionnel amour que je parle. Il n’a rien à avoir avec la couleur, les ethnies. C’est à nous de changer tout ça. L’inégalité, aucun Président ne le fera ».

Des paroles engagées, touchantes, qui cristallisent l’attention  des spectateurs. Ils applaudissent, visiblement attendris par ces mots forts. On peut lire dans les yeux d’Ayo des larmes associées à son immortel sourire… 

Ayo offre un baptême de feu au public.

Fire ! Fire ! Fire ! Les paroles de son titre qui a connu un grand succès en Europe, à sa sortie en septembre 2013. La salle est… en feu. Le public est debout pour crier « fire ! » avec elle.

Après « Fire ! »,  « Freedom ! », on n’entend plus la chanteuse.  C’est la voix du public qui retentit dans la salle. Ayo rit aux éclats, elle est en admiration face à la réaction de ce public.

 «  Merci la Côte-d’Ivoire, merci ! God bless You ! » . Ayo quitte la scène mais le public la réclame toujours.

Madame Aline Kra, venue assister au concert, confie : «  J’attendais plus de Ayo. C’est une grande artiste. Le concert était magnifique mais, je voulais plus de titres encore. Je reste sur ma faim ».

« C’était du Ayo. C’était de la magie mais, on voulait qu’elle continue un peu ». renchérit  M. Brou, un autre spectateur.

L’orchestre quitte la scène, la prière est terminée.

Lafalaise Dion

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