Conférence d’Astana: accord Russie-Turquie-Iran pour consolider le cessez-le-feu

Les trois parrains des pourparlers, Russie, Turquie et Iran, se sont entendus pour créer un mécanisme de mise en oeuvre et de surveillance du cessez-le-feu en vigueur en Syrie depuis le 30 décembre. La déclaration finale n’a été signée ni par les émissaires de la rébellion ni par ceux de Bachar el-Assad.

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Les participants à la conférence d’Astana, le 23 janvier 2017. REUTERS/Mukhtar Kholdorbekov

La conférence d’Astana s’est achevée avec une déclaration tripartite Russie, Turquie, Iran, les trois pays qui ont parrainé les pourparlers. En revanche, ni le gouvernement syrien ni l’opposition armée syrienne ne sont signataires du texte, et ils n’étaient pas représentés dans la salle au moment ou le ministre kazakh des Affaires étrangères a lu la déclaration.

Les trois pays ont annoncé la mise en place d’un mécanisme trilatéral de supervision de la cessation des hostilités. Pour le reste, ils insistent sur la séparation entre opposition armée et groupes terroristes, et soutiennent les discussions politiques qui auront lieu le 8 février à Genève.

En dehors de la création de ce mécanisme trilatéral qui inclut l’Iran, la conférence d’Astana a débouché sur peu de chose. L’Iran est impliqué, c’est cela qui est nouveau par rapport au cessez-le-feu du 29 décembre.

Mais pour la rébellion, c’est la déception. Pas un mot sur les milices soutenues par l’Iran. Pas un mot de ce qu’elle considère être des violations du cessez-le-feu par les forces gouvernementales qui, selon elle, disent attaquer les mouvements terroristes. La Russie est parvenue à imposer une déclaration finale, mais tout reste à faire.

Muriel Pomponne
Rfi