Corée: les Américains reviennent sur leur offre de dialogue sans conditions

Le Conseil de sécurité de l’ONU s’est réuni pour la 17e fois cette année sur la Corée du Nord. Mais pour la première fois, le représentant de Pyongyang à l’ONU avait fait le déplacement. Le ton était résolument à une offre de dialogue. Tillerson n’a cependant pas réitéré son offre d’un dialogue sans conditions préalables. Le régime de Pyongyang a publiquement rejeté la nouvelle proposition américaine.

Avec notre correspondante à New York,  Marie Bourreau

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L’ambassadeur nord-coréen à l’ONU, Ja Song Nam, lors d’une réunion au conseil de sécurité de l’ONU consacrée à la Corée du Nord, le 15 décembre 2017. 

Le secrétaire d’Etat américain Rex Tillerson et l’ambassadeur nord-coréen se sont retrouvés pour la première fois dans la même pièce du Conseil de sécurité pendant près de deux heures. L’occasion pour l’Américain de préciser la position de Washington après les cafouillages de cette semaine sur l’offre d’un dialogue sans condition préalable, aussitôt rejetée… par la Maison Blanche elle-même.

« Le président a été très clair. Nous sommes prêts militairement si les choses devaient mal tourner, et nos forces armées sont prêtes, a prévenu Rex Tillerson. En ce qui concerne les négociations, nous n’allons pas accepter de préconditions. Vous n’accepterons pas un relâchement du régime de sanctions comme des préconditions aux négociations, nous n’accepterons pas la reprise de l’aide humanitaire comme une condition préalable. Donc nous n’accepterons pas de préconditions à la reprise du dialogue. Mais comme je l’ai indiqué dans mes remarques, nos canaux de communication restent ouverts. La Corée du Nord le sait. Ils savent où se trouve notre porte…Ils savent comme passer cette porte quand ils seront prêts à parler… »

L’ambassadeur nord-coréen a violemment rejeté cette offre indiquant que la Corée du Nord était déjà un état nucléaire et qu’elle respecterait ses obligations de non-prolifération. Cette réunion, a-t-il dit, n’est qu’une mesure désespérée des Etats-Unis terrifiés par notre puissance.

Rfi.fr