Corée du Sud : la chute de Lee Jae-yong bouscule Samsung

Nouveau coup dur pour Samsung. L’héritier du géant sud-coréen a été mis en examen pour corruption et détournement de fonds dans une affaire liée au Choigate.

L'héritier de l'empire Samsung, Lee Jae-yong, et quatre autres cadres dirigeants du premier fabricant mondial de smartphones ont été officiellement inculpés pour corruption dans le cadre du vaste scandale à rebondissements qui secoue la Corée du Sud depuis des mois.
L’héritier de l’empire Samsung, Lee Jae-yong, et quatre autres cadres dirigeants du premier fabricant mondial de smartphones ont été officiellement inculpés pour corruption dans le cadre du vaste scandale à rebondissements qui secoue la Corée du Sud depuis des mois.
Tel père, tel fils. Le patriarche Lee Kun-hee, qui avait fait de Samsung le leader mondial de la téléphonie mobile, avait tâté de la prison pour « évasion fiscale », en son temps. Aujourd’hui, son fils aîné et héritier du premier « chaebol » sud-coréen, Lee Jae-yong, est à son tour derrière les barreaux, mais sans avoir même eu le temps de faire ses preuves. Ce diplômé de Harvard de 48 ans, qui devait redonner un coup de fouet au mastodonte menacé par la concurrence chinoise, a été mis en examen mardi 28 février par les juges de Séoul. « Jay Y » est accusé de « corruption, de détournement de fonds et de dissimulation de biens à l’étranger » dans le sillage du ChoiGate, ce scandale politique qui a déjà conduit à la destitution de la présidente Park Geun-hye, en décembre dernier.