Corée du Sud: dernière audience du procès en destitution de Park Geun-hye

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La présidente sud-coréenne Park Geun-hye a décidé de ne pas se rendre à la dernière audience de son procès en destitution, le 27 février 2017.

Après un vote du Parlement en décembre dernier, la Cour constitutionnelle doit bientôt décider de valider ou non la destitution de la présidente sud-coréenne. Cette décision est très attendue. Les divisions nationales s’aggravent.

Samedi 25 février, des centaines de milliers de partisans et d’opposants à Park Geun-hye ont défilé dans les rues de Séoul. Deux manifestations antagonistes qui se tenaient à quelques centaines de mètres seulement l’une de l’autre.

En dépit des preuves qui s’accumulent, les partisans de Park Geun-hye parlent de « fabrication » et de « fausses rumeurs propagées par des médias malhonnêtes ». Ils accusent même leurs adversaires de travailler pour l’ennemi nord-coréen.

Incertitude sur les réactions dans la population en cas de destitution

De son côté, la présidente a refusé de répondre à la convocation de la Cour constitutionnelle pour cette dernière audience. Elle se contentera d’une déclaration écrite, ont déclaré ses avocats.

La Cour devrait annoncer d’ici deux semaines sa décision de valider ou non la destitution de Park Geun-hye. Mais alors que les arguments de part et d’autre se font de plus en plus violents, certains observateurs s’inquiètent.

Dans un éditorial, le quotidien Joongang se demande ainsi si le camp perdant acceptera le jugement. Et de soulever le spectre du chaos politique qu’un tel refus provoquerait.

Rfi.fr