Corée du Sud: Moon Jae-in aussitôt investi après son élection

Fraîchement élu, le nouveau président sud-coréen, le progressiste Moon Jae-in, a prêté serment ce mercredi 10 mai 2017. Il a pris immédiatement ses fonctions. A l’occasion de son investiture, le leader du Parti démocrate a prononcé un discours dans lequel il se dit prêt à se rendre à Pyongyang, la capitale nord-coréenne, pour réduire les tensions nucléaires. Une main tendue très significative à l’adresse de Kim Jong-un.

Avec notre correspondant à Séoul,  Frédéric Ojardias

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Le président Moon Jae-in lors de sa première conférence de presse à la Maison Bleue, siège de la présidence, à Séoul, le 10 mai.

Il n’a pas attendu longtemps. A peine élu, Moon Jae-in se déclare déjà prêt à rencontrer le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un « si les circonstances s’y prêtent ». Il se dit aussi disposé à s’envoler pour Washington, Pékin et Tokyo si nécessaire.

Son arrivée au pouvoir devrait marquer un tournant dans la diplomatie régionale. Pendant toute sa campagne, Moon Jae-in avait répété qu’il voulait relancer le dialogue avec le régime du Nord, ainsi que les projets conjoints de coopération économique, réduits à néant après dix ans de pouvoir conservateur à Séoul.

Approche « pragmatique »

Sur ce point, Moon Jae-in pourrait entrer en conflit avec les Etats-Unis de Donald Trump, qui exigent une politique de sanctions accrues. La question épineuse de l’installation en Corée du Sud d’un bouclier anti-missile américain pourrait aussi provoquer aussi des frictions.

Mais Moon Jae-in peut tout de même trouver un terrain d’entente avec Donald Trump : le président américain s’est récemment dit « honoré » de rencontrer Kim Jong-un « si les conditions étaient réunies ». Moon Jae-in a répondu qu’il était en faveur de « ce type d’approche pragmatique » pour résoudre la crise nucléaire.

Ces difficultés économiques sont conjoncturelles (…) mais il y a aussi des raisons structurelles, notamment par rapport à une perte de compétitivité, on a aussi des problèmes au niveau du marché de l’emploi, on a des rigidités sur la législation du travail et en même temps on a un marché de l’emploi assez dual (…) et tout ça contribue à ce mécontentement et explique en partie ce vote.
Sylvain Lacliaséconomiste, en charge de l’Asie émergente au Crédit agricole10/05/2017 – par Myriam Berber
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