Corée du Sud: la présidente déchue Park Geun-hye entendue par les autorités

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La présidente sud-coréenne destituée, à son arrivée au bureau du procureur à Séoul, le 21 mars 2017. 

Park Geun-hye est arrivée sous lourde escorte policière. Devant le bureau du procureur l’attendaient 2 000 policiers, une foule de journalistes, et des dizaines de partisans, qui agitaient des drapeaux et demandaient en criant d’annuler sa destitution.

Le trajet depuis son domicile a été diffusé en direct par les télévisions nationales, signe de l’importance de cette audition. Certains parlent déjà de « procès du siècle ». Park Geun-hye doit en effet répondre au total de 13 chefs d’accusation. Avant d’entrer dans le bureau du procureur, elle a présenté de brèves excuses et a promis de coopérer « avec sincérité » à l’enquête.

Donations massives ?

Le Parquet cherche notamment à déterminer si l’ex-présidente a forcé de grandes entreprises à contribuer, via des donations massives, à deux fondations douteuses établies par sa confidente, Choi Soon-sil, surnommée « Raspoutine ». Le vice-président et héritier du groupe Samsung a déjà été placé en détention provisoire dans ce volet du scandale.

Park Geun-hye nie en bloc l’ensemble des accusations. Son interrogatoire pourrait se poursuivre jusque tard dans la nuit.

Rfi.fr