Crise dans le Golfe: la médiation de Rex Tillerson ne satisfait pas Riyad

Le secrétaire d’Etat américain Rex Tillerson a rencontré mercredi 12 juillet à Jeddah, en Arabie saoudite, ses homologues du quartet anti-Qatar, poursuivant une difficile médiation dans cette crise diplomatique inédite dans le Golfe. Difficile au point que Rex Tillerson avait arraché la veille un accord avec le Qatar qui s’engageait à lutter contre le financement du terrorisme. Pas assez, ont rétorqué l’Arabie saoudite et les pays du Golfe qui mènent un blocus contre Doha.

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Le secrétaire d’Etat américain Rex Tillerson (g) a été reçu, mercredi 12 juillet, par le roi Salmane d’Arabie
saoudite peu après son arrivée en fin de matinée à Jeddah, sur la mer Rouge.

Rex Tillerson s’est déjà rendu à Koweït auparavant, un autre médiateur dans la querelle qui oppose l’Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, Bahreïn et l’Egypte d’un côté, au Qatar de l’autre. Le Qatar accusé de soutenir des groupes extrémistes et de maintenir des relations avec l’Iran.

Cette querelle place en fait les Etats-Unis dans une position très inconfortable. Entre autres, Washington, tout en étant un allié privilégié du royaume saoudien, dispose au Qatar de son centre de commandement pour toutes les opérations en Irak et en Syrie.

Le secrétaire d’Etat américain tente donc d’éteindre le feu au sein des pays du Conseil de coopération du Golfe, mais sans succès pour le moment.

Rex Tillerson a été reçu par le roi Salmane d’Arabie saoudite, ce mercredi, peu après son arrivée en fin de matinée à Jeddah, sur la mer Rouge. Et à l’issue d’une réunion, avec les représentants des quatre pays arabes, ces derniers ont dit « ne pas se fier » au Qatar. Autrement dit, c’est trop peu.

Plus virulent, l’analyste saoudien Abderrahmane al-Rached semble douter de l’impartialité de Rex Tillerson dans cette affaire. Il écrit : « Le secrétaire d’Etat peut pencher du côté du Qatar s’il le veut, mais il doit réaliser qu’il compliquera davantage la question, déjà très complexe. »

Rfi.fr