Crise politique en Afrique du Sud: ex-présidents et fondations se mobilisent

Les anciens présidents sud-africains Thabo Mbeki, Kgalema Motlanthe et le dernier président du régime d’apartheid Frederik de Klerk se sont associés avec plusieurs fondations pour lancer un « dialogue national » sur la crise politique que traverse actuellement le pays. Cette plateforme doit permettre aux Sud-Africains de réfléchir à l’avenir économique et politique de l’Afrique du Sud et les aider à s’engager.

L’ex-président Thabo Mbeki a rappelé que la crise actuelle mérite une réponse urgente (

Huit fondations se sont associées pour lancer cette Initiative pour un dialogue national. La fondation Desmond et Leah Tutu Legacy, la fondation Ahmed Kathrada font notamment partie de ce projet qui vise à faciliter l’engagement des Sud-Africains dans le débat public.

Le président Thabo Mbeki a rappelé que la crise actuelle mérite une réponse urgente. « Il est impossible de nier la maladie de notre politique et de notre économie qui entame notre cohésion sociale et nationale », a-t-il déclaré.

Au-delà de la crise politique, la mauvaise santé de l’économie est également une source d’inquiétude, a rappelé l’ancien président Frederik De Klerk : « Notre économie n’a jamais autant souffert depuis 1994. Et il ne fait aucun doute que nous avons besoin d’un nouveau dialogue national, pour discuter de ces problèmes pressants. »

Les orateurs ont aussi fait part de leurs inquiétudes quant aux tensions raciales dans le pays. L’ancien président par intérim Kgalema Motlanthe a également pris la parole. « Si nous laissons perdurer ces pratiques politiques malsaines en nous complaisant dans notre silence, a-t-il affirmé, l’Histoire ne nous le pardonnera jamais. »

Des militants du parti EFF ont néanmoins perturbé cet événement pour critiquer la présence de Frederik de Klerk, considéré par Julius Malema comme « un criminel de l’apartheid » incapable d’apporter des réponses au pays.

Rfi.fr