Damas nie les accusations américaines sur l’emploi d’un crématorium

La France demande une enquête internationale après les nouvelles accusations formulées par Washington à l’encontre du régime syrien. L’administration américaine accuse Damas d’avoir brûlé dans un crématorium une partie des milliers de prisonniers assassinés au cours des dernières années. Accusations rejetées par le régime syrien, qui dénonce pour sa part, les affabulations « dignes d’Hollywood » de l’administration américaine.

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Vue satellite de la prison de Saydnaya, figurant dans le rapport publié en février par Amnesty International

Ce sont des accusations très graves qui sont formulées par Washington à l’encontre du régime syrien. Selon l’administration américaine, Damas aurait procédé à la crémation de plusieurs milliers de corps d’opposants, dans un bâtiment adjacent à la prison de Saydnaya, située au nord de la capitale syrienne.

Washington affirme se baser sur des photos prises par satellite, et sur un rapport très complet publié en février dernier par Amnesty International. Dans ce rapport, l’ONG accusait le régime d’avoir transformé cette prison en abattoir humain, sans évoquer pour autant l’existence, sur les lieux, d’un éventuel crématorium.

Ce mardi, Damas a sans surprise rejeté les accusations formulées par l’administration américaine. « Ces allégations sont parfaitement infondées » et dignes « d’un scénario hollywodien déconnecté de la réalité » a notamment déclaré le ministère syrien des Affaires étrangères.

A Paris, les autorités françaises ont pris très au sérieux pour leur part, les révélations américaines : la France réclame une enquête internationale dans les meilleurs délais sur la prison de Saydnaya.

Rfi.fr