Décret immigration: «une relation de bonne foi aux Etats-Unis» offre le visa

Certaines dispositions du décret immigration de l’administration Trump sont entrées en vigueur ce jeudi soir 29 juin à minuit temps universel. Les ressortissants de 6 pays à majorité musulmane, Soudan, Somalie, Libye, Yémen, Iran, Syrie, ne peuvent entrer aux Etats-Unis, que s’ils sont en mesure de prouver une « relation de bonne foi » dans le pays. C’est la décision de la Cour suprême qui examinera le dossier sur le fond en octobre. Les juristes se sont penchés sur cette définition assez vague. Le département d’Etat donne quelques explications.

Avec notre correspondante à Washington, Anne-Marie Cappomacio

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Les voyageurs attendent les derniers vols avant l’entrée en vigueur du «travel ban» ce jeudi 29 juin.

« Une relation de bonne foi aux Etats-Unis », le terme employé par la Cour suprême est un lien familial, une inscription dans une université ou un contrat de travail. Mais le diable se cache dans les détails. Il a donc fallu préciser ce qu’est une relation familiale valable dans la conception américaine : ce sont les parents et les beaux-parents, les enfants et éventuellement les conjoints des enfants et c’est à peu près tout.

Les grands-parents, oncles et tantes, neveux, beaux-frères ou belles-sœurs sont exclus comme les fiancés. Et ces relations familiales doivent être prouvées par des documents officiels. De la même manière, un contrat de travail, une invitation pour une conférence, une inscription dans une université sont valables pour entrer aux Etats-Unis.

Mais attention, les documents seront scrutés, les consulats ont pour mission de détecter toute invitation qui aurait pu être délivrée pour contourner le décret immigration et obtenir le précieux visa. Les associations caritatives par exemple, qui pourraient être tentées de « rendre service » en délivrant des documents de complaisance, seront particulièrement surveillées.

Rfi.fr