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« Et si Dieu n’existait pas ? 2 » / Une vraie révolution du cinéma africain

Babiwood fait son petit bonhomme de chemin. Et la projection en salle du film de Guy Kalou « Et si Dieu n’existait pas ? 2 », constitue un tournant décisif. « Cela va constituer une vraie révolution du cinéma en Côte d’Ivoire », soutient l’acteur.

Sur le plan du jeu perfectionniste des acteurs et des technicien, « Et si Dieu n’existait pas ? 2 » donne à découvrir le cinéma qu’on aime sur les autres continents. « Ce qu’on a réussi à faire depuis « Et si Dieu n’existait pas ? 1 », c’est de faire un cocktail entre ce qui se fait au Nord et ce que nous faisons au Sud. On a raconté une histoire africaine mais on l’a traduite à l’Américaine. Avec les actions qui accompagnent, avec les plans qui accompagnent, avec les jeux d’acteurs qui accompagnent mais, nous restons roots, nous restons africains dans notre film, parce que nous parlons des Africains, ce qui touche à notre quotidien. », explique le producteur et acteur principal du film Guy Kalou. Et la mayonnaise a pris.

L’idée qui soutient le film est tout aussi originale que d’actualité. Celle de la prise de conscience, la nécessité de nous mettre en face de la problématique de la vie afin d’en déceler quelques solutions. Nous sommes des créatures, donc émanant de la création d’un créateur, alors que faisons-nous pour être en phase avec le destin que ce créateur a prévu pour sa création ? C’est un peu ça l’interrogation. Est-ce que nous devons à chaque fois rendre Dieu pour responsable de tous nos malheurs et nous rebellé contre lui ? Est-ce qu’il ne faudrait pas à un moment donné prendre conscience de ce que nous-mêmes sommes souvent responsables de ce qui nous arrive ?

Et c’est un peu ça l’histoire de Ray Dominique, personnage principal du film. Il est abandonné par ses parents biologiques et plus tard abandonné par ses parents adoptifs ; alors il en veut à tout le monde et surtout à Dieu. De ce fait, il prend l’arme et se transforme en tueur à gage, croyant être le seul maître de son destin. Il va croiser la route d’une jeune et belle femme dont il tombera amoureux, or cette dernière est sa cible et qu’il doit absolument exécuter. Mais l’histoire ne s’arrête pas là, il se trouve que la fille est aussi sa sœur consanguine, c’est-à-dire la fille du mari à sa maman biologique.

« Et si Dieu n’existait pas ? 2 » est un cocktail de dénouements que le public est invité à consommer, surtout qu’on assiste à une fin plutôt heureuse, une sorte de signe de Dieu auquel Ray Dominique n’a pas toujours voulu croire, mais se rendra compte de son existence véritable.

L’autre révolution, ici, vient du que des jeunes Ivoiriens aient produit un film sur fonds propre, que des acteurs se soient mis ensemble presque dans un système de mutuelle pour produire un film, que des techniciens se soient mis à la disposition d’un projet, pendant pratiquement cinq mois. Une révolution du cinéma !

De son vrai nom Goulian Emile Guy Kalou Bi, Guy Kalou est titulaire d’une maîtrise en Criminologie. Il est actuellement responsable marketing d’une entreprise de cosmétique. Il est le fondateur de l’ONG « Jardin d’Afrique », qui a initié Campus Pascal 2009, sorte d’échange culturel avec projection de film. Il est marié à la ravissante Victoire Kouassi  et est père d’un garçon  Raziel,

Guy Kalou est un vrai gentleman, qui réussit un parcours presque parfait dans le 7è Art en Côte d’Ivoire. Il débute sa carrière en 2005 avec « Le Clash » de N’go Raymond en partageant la tête d’affiche. Suivront d’autres long-métrages dont « Illusion Perdue » en 2008. Il joue aussi dans des séries TV, comme Dr Boris (2008), « Brouteurs.com », etc. Rendez-vous dans les salles à partir du 16 février prochain !

Par MZ Emmanuela

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