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Dossier Masa 2 – Pourquoi le public boude-t-il tant le Masa 2018 ?

Les lampions s’éteignent sur le Marché des Arts de Spectacle Africain (MASA) ce moment même à Abidjan. Cette institution qui a son siège à Abidjan, existe depuis 25 ans et se déroule chaque deux ans. Pour permettre aux meilleurs artistes africains de la scène d’exposer leurs œuvres en vue de les rendre visibles et peut-être achetables par les tourneurs et propriétaires de festivals. Mais c’est aussi l’occasion pour le public d’être invité à découvrir les représentations de ce qui se fait de mieux sur notre continent en matière d’arts de la scène.

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Pourtant, cette édition 2018 marque négativement les esprits, à cause du manque total d’engouement du public pour ces spectacles. Le Directeur Général du Masa, le Professeur Yacouba Konaté a déploré lui-même “le peu d’engouement du public pour le Masa”. Nous avons donc approché des professionnels du milieu showbiz pour leur poser deux questions :
1 – Selon eux, quelles sont les raisons de ce désintérêt du public vis-à-vis du Masa ?
2 – Quelles solutions proposent-ils pour que les choses changent ?

Spyrow (Artiste musicien)
1 – Depuis 25 ans que cet événement existe, cela a toujours été pareil, ce gros problème d’organisation. Je dis bien 25 ans et on n’a pas évolué…

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La première grosse erreur, c’est la communication. Pour un tel grand événement, il faut une communication à la dimension du Masa. Or, à Abidjan, les seules affiches visibles étaient celle de l’équipe de G group et Médiatique qui, eux, ont voulu, en tant que promoteurs event, accompagner en organisant des concerts “Music urbaine”, “Les femmes a l’honneur”, “Concert zouglou” et “Humour”. Deuxième problème, c’est la programmation. Là encore c’est un échec. J’ai un ami artiste venu du Maroc qui n’a pas été logé et il n’est pas le seul. Mon ami a dû dormir chez une connaissance à lui. Plus grave, on lui dit qu’il joue à l’espace dit “Canal-aux-bois” à 20 H, et jusqu’à 19 H, il n’était pas encore sûr de jouer.

2 – La solution, c’est de faire les choses avec les moyens de bord. Si on dispose par exemple d’un budget de 50 millions, il faut faire les choses par priorité, réduire les sites de spectacles, impliquer les mairies qu’on aura sélectionnées pour les scènes. Faire une programmation de sorte que des spectacles ne se chevauchent pas.

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Avec les 4 salles du Palais de la Culture, plus l’espace “L’oiseau libre” et l’esplanade… on peut exploiter juste ça. Côté mobilisation, on pouvait signer des partenariats avec la Sotra pour le déplacement du public, car sans public, il n’y a pas d’art de la scène. Pour mieux promouvoir le Masa et intéresser le public, il faut également impliquer les grosses têtes locales et collaborer avec les espaces de live comme “Acoustique”, “Le Champion”, ”Parker Place”, “Ménékré” qui font déjà la promotion de la musique et avec qui le Masa pouvait faire un partenariat avec un accompagnement et y organiser des show-case avec les artistes et groupes qui viennent. C’est vraiment dommage, tout cet étalage d’amateurisme…

Bakou Le First

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