Emmanuel Macron exclut tout accord d’appareil

En organisant ce jeudi 19 janvier une conférence de presse pour parler des candidatures aux législatives et des ralliements à son mouvement En Marche!, Emmanuel Macron a rappelé que la dynamique est pour le moment de son côté.

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Emmanuel Macron a mis en garde ceux qui voudraient assurer leurs arrières, lors d’une conférence
de presse à Paris, le 19 janvier 2017.
REUTERS/Philippe Wojazer

Emmanuel Macron se défend d’avoir fait exprès d’organiser une conférence de presse le jour même du dernier débat télévisé avant le premier tour de la primaire à gauche. « Vous m’avez posé les mêmes questions vis-à-vis de la primaire, aujourd’hui de la primaire socialiste. Le temps cumulé de ces primaires fait un peu plus de trois mois. Il était donc difficile de ne rien annoncer pendant les trois mois de ces primaires », fait-il valoir.

Mais le sujet de cette conférence de presse est en lui-même un pied de nez au Parti socialiste. Emmanuel Macron a confirmé qu’En Marche! présenterait 577 candidats aux législatives. Les candidatures multiples seront permises, a-t-il précisé. Les candidats « peuvent être par ailleurs socialistes, radicaux, écologistes, centristes, républicains tant qu’ils se retrouvent dans notre projet », a-t-il indiqué.

Tous ceux qui le souhaitent pourront s’inscrire en ligne. Leur sélection se fera ensuite sur cinq critères : renouvellement, parité, probité, pluralité politique, efficacité et clarté. La désignation sera faite par une commission d’investiture dont Emmanuel Macron ne fera pas partie.

Mais hors de question pour lui de sceller des accords d’appareil. « Il n’y aura aucun accord d’appareil avec quelque parti que ce soit, a-t-il insisté. Ce sont les idées et la volonté de transformer le pays qui doivent nous unir. Je ne négocierai aucune circonscription contre un ralliement ». Tout le monde est averti, que ce soient le PS ou les socialistes qui à titre individuel voudraient rejoindre le mouvement pour assurer leurs arrières. Un proche d’Emmanuel Macron explique : En Marche! doit faire attention à ne pas être une « recyclerie politique ».

Remerciant Ségolène Royal, qui n’exclut pas de lui apporter son soutien, Emmanuel Macron a également tenu à faire taire les rumeurs sur d’éventuels ralliements « négociés derrière le rideau », à l’instar de celui de François Hollande. « Je ne sollicite pas son soutien ou son ralliement à titre personnel parce que je pense que c’est ce qui est au cœur de son choix pris au mois de décembre dernier : le président de la République est le garant des institutions (…) Il est important que le président, jusqu’au dernier jour, puisse assumer ses fonctions pleinement et donc ne prenne pas part à la campagne présidentielle », a-t-il justifié.

Jeune Afrique