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En Côte d’Ivoire, le trafic de drogue aux mains de la mafia nigériane (lemonde.fr )

Abidjan underground (5/6). Pour les narcotrafiquants nigérians, les fumoirs ivoiriens ne sont qu’un maillon parmi d’autres d’un commerce sans frontières.

Il est 22 heures quand le « patron » du fumoir arrive. Plusieurs liasses de billets sont soigneusement alignées sur une vieille table en bois. La petite cabane où se fait la transaction surplombe le fumoir du « Wanch », un ghetto pour toxicomanes comme il en existe une centaine, à ciel ouvert, au cœur d’Abidjan.

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Tous les soirs, le propriétaire vient récupérer la recette de ce business lucratif qui alimente quotidiennement l’addiction de près de 150 sans-abri, piégés dans l’enfer de la drogue. Le patron vérifie l’état des stocks, gère l’approvisionnement. Il est Nigérian, comme la plupart des trafiquants à la tête des réseaux de drogue en Côte d’Ivoire.

Le chiffre d’affaires quotidien du Wanch avoisine les 4 millions de francs CFA (plus de 6 000 euros), d’après les dealers qui revendent la marchandise sur place. Le Nigérian, appelé « patron », redistribue une partie des gains à son équipe de jeunes Ivoiriens rémunérés à la journée : guetteurs, dealers et gérants du fumoir, dits « babatchés ».

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Une autre partie des bénéfices est reversée à la police, chargée de la sécurité à l’intérieur du fumoir. Discret, presque invisible, l’homme d’une cinquantaine d’années n’a jamais donné son nom. « Il n’est pas le seul dans le business, assure un membre de l’équipe sous les commandes du « patron » depuis près de six ans. Ils sont plusieurs Nigérians. Ils blanchissent l’argent dans des bars et ont leur propre réseau de prostitution, avec des filles ramenées de chez eux. » LIRE LA SUITE

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