Enquête sur l’ingérence russe aux Etats-Unis: un proche de Trump se récuse

Le républicain Devin Nunes se retire de la commission d’enquête parlementaire sur les ingérences de la Russie. Ce proche de Donald Trump est accusé par les démocrates d’avoir compromis l’investigation en divulguant des informations confidentielles à la Maison Blanche, et à la presse.

Avec notre correspondante à WashingtonAnne-Marie Capomaccio

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Le président de la commission d’enquête sur la Russie Devin Nunes est spous le coup d’une investigation. Reuters

La position de Devin Nunes était devenue intenable. Le président de la commission d’enquête sur la Russie est lui aussi sous le coup d’une investigation de la commission d’éthique du Congrès qui veut savoir s’il n’a pas divulgué des informations classifiées.

Il faut dire que Devin Nunes, très proche, trop proche peut-être de Donald Trump, s’était rendu à la Maison Blanche pour informer le président des progrès de l’enquête en cours sur les liens éventuels entre Moscou et la campagne Trump.

Devin Nunes, lors d’une déclaration publique, semblait même apporter foi aux accusations contre Barack Obama. Donald Trump soupçonne son prédécesseur de l’avoir espionné. Des soupçons infondés d’après le directeur du FBI.

Les démocrates qui siègent au sein de la commission d’enquête avaient crié au scandale. La défiance était telle que l’instance ne pouvait plus fonctionner sereinement. D’autant que Devin Nunes avait refusé la liste des témoins proposés par ses pairs, parmi lesquels les anciens chefs des services de renseignements et du ministère de la Justice, en place pendant l’administration Obama.

Rfi.fr