Enquête sur le rôle de Moscou dans la présidentielle américaine, Flynn a menti

La commission parlementaire d’enquête sur le rôle de la Russie dans la campagne électorale américaine estime que le général Flynn n’a pas respecté les règles. L’ancien conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump, a, d’après les élus républicains et démocrates qui président le comité, accepté des rémunérations de la part de Moscou et Ankara, ce qui est formellement prohibé pour des anciens militaires américains.

Avec notre correspondante à Washington,  Anne-Marie Capomaccio

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Le représentant républicain Jason Chaffetz.(d) au côté d’Elijah Cummings, vice-président du comité, le démocrate Elijah Cummings, ce mardi à Washington.

« Je ne vois aucune information attestant que le général Flynn a respecté la loi. Il était supposé obtenir une autorisation avant de voyager en Russie, non seulement pour accepter un paiement, mais tout simplement pour y mener ses activités. Et je ne vois aucune preuve qu’il l’a fait. »

Le représentant républicain Jason Chaffetz ne dit pas que le général Flynn a violé la loi. Il préfère diplomatiquement expliquer que l’éphémère conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump n’a pas respecté la règle.

La commission parlementaire souhaite entendre le général Flynn, alors que les preuves s’accumulent contre l’ancien militaire. La Maison Blanche ne semble pas vouloir faciliter l’investigation, ce qui met en colère le vice-président du comité, le démocrate Elijah Cummings. « Nous avons reçu une réponse de la Maison Blanche refusant de nous transmettre les documents demandés. C’est simplement inacceptable », s’insurge-t-il.

Rien ne prouve pour l’instant, d’après les enquêteurs, que le général Flynn a eu des activités allant contre les intérêts de son pays. Mais les documents classifiés examinés, montrent que le l’homme a travaillé, contre rémunération, pour la Turquie et la Russie. Un crime qui pour un militaire peut être puni de 5 ans de prison. C’est sans doute pour cette raison que l’ancien conseiller de Donald Trump demande l’immunité avant d’accepter de témoigner.

Rfi.fr