Etats-Unis: cette fois, c’est le sénateur Corker qui subit les foudres de Trump

Donald Trump a une nouvelle cible dans son viseur : le président de la commission des Affaires étrangères du Sénat, Bob Corker. Les deux hommes viennent de se prêter à une joute verbale d’une rare animosité.

Avec notre correspondant à Washington,  Jean-Louis Pourtet

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Le président des Etats-Unis, Donald Trump, le 2 octobre 2017 à la Maison Blanche.

Pourquoi Donald Trump s’en est-il pris avec tant de venin à Bob Corker, sénateur républicain respecté du Tennessee qui préside depuis 2015 la commission des Affaires étrangères ?


Le sénateur Bob Corker exliquant à la presse pourquoi il ne se représente pas au Sénat. Washington, le 26 septembre 2017.

Les relations ont commencé à se détériorer quand Corker a critiqué la prise de position du président au moment des violences racistes de Charlottesville. Elles ont empiré après que le sénateur a fait mercredi la déclaration suivante :

« Je pense que le secrétaire Tillerson, le secrétaire Mattis et le secrétaire général Kelly sont des personnes qui aident à préserver notre pays du chaos. » Donald Trump n’a guère apprécié.

Dimanche matin, le locataire de la Maison Blanche est passé à la contre-attaque, avec une série de tweets désobligeants à l’égard du sénateur. Il dit que Corker l’a supplié de l’aider à être réélu dans le Tennessee.

Il lui aurait aussi demandé de lui donner le portefeuille des Affaires étrangères. « A chaque fois j’ai dit NON », précise le président, qui lui reproche aussi d’avoir soutenu l’accord nucléaire iranien.

Corker se voit encore accusé d’être une voix négative et de n’avoir pas les tripes pour être candidat. Le sénateur, qui ne briguera pas le renouvellement de son mandat l’an prochain, a en tout cas eu les tripes pour lui répondre.

« Dommage que la Maison Blanche soit devenue une garderie pour adultes », a-t-il lâché. Loin semble le temps où Trump le considérait comme un possible colistier et, une fois élu, comme un possible secrétaire d’Etat.

Rfi.fr