Etats-Unis: la commission d’enquête sur les interférences russes bat de l’aile

Crise au sein de la commission d’enquête parlementaire sur les interférences de la Russie pendant la campagne électorale. L’élu républicain qui préside l’investigation a révélé à Donald Trump des éléments de l’enquête, indiquant que son nom a pu être cité incidemment, au cours des écoutes pratiquées par les agences de renseignement. Les démocrates sont scandalisés. L’affaire est un véritable imbroglio.

Avec notre correspondante à Washington,  Anne-Marie Capomaccio

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Devin Nunes, président de la commission permanente du Congrès américain pour la surveillance du
renseignement, s’adresse aux médias le 7 mars 2017.

La commission d’enquête parlementaire sur la Russie a peut-être explosé en vol. L’élu républicain en charge de l’investigation a révélé à la presse, puis au président Trump en personne que certaines communications privées de la tour Trump ont pu être interceptées dans le cadre de l’enquête. Des interceptions légales, dit-il, et qui ne visaient pas celui qui était encore le président élu.

Donald Trump, persuadé d’avoir été espionné, a immédiatement réagi, se disant conforté par ces révélations. Le vice-président de la commission, le démocrate Adam Schiff est scandalisé, en tout premier lieu par le comportement de son alter ego républicain. « Le président de la commission doit décider s’il préside une investigation indépendante, qui travaille sur d’éventuelles collusions entre la campagne Trump et la Russie ou s’il représente la Maison Blanche. Car les deux sont incompatibles. »

Adam Schiff va plus loin. Il estime que le comportement du président de la commission et de Donald Trump sont des manoeuvres pour détourner l’attention, au moment où la presse fait des révélations gênantes sur l’ancien chef de la campagne Trump : Paul Manafort. D’après des documents ukrainiens, il aurait reçu plusieurs millions de dollars pour favoriser les intérêts russes.

Rfi.fr