Etats-Unis: Donald Trump prépare déjà sa réélection en 2020

Aux Etats-Unis, Donald Trump se prépare pour l’élection présidentielle de novembre 2020. Il a déjà officiellement levé plus de 30 millions de dollars de fonds. Ce 27 février, il a révélé le nom du directeur de campagne pour son comité de réélection, Brad Parscale. En 2016, pendant la campagne électorale, ce dernier était au cœur de la stratégie digitale de l’actuel président, si importante puisque Donald Trump dénigre en permanence les médias traditionnels et s’est imposé comme un champion des réseaux sociaux. 

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Brad Parscale sera en charge de mener la campagne électorale de Donald Trump en 2020.

Donald Trump l’a martelé ce 23 février. L’actuel président des Etats-Unis sera en poste encore sept ans, jusqu’à la fin d’un deuxième mandat. Cette volonté n’est pas nouvelle. Il avait signé les documents légaux pour préparer sa réélection le jour même de son investiture.

Il a déjà son slogan, « Conserver sa grandeur à l’Amérique », continuité du fameux « Make America Great Again » (« Rendre sa grandeur à l’Amérique ») de sa campagne de 2016.

La nomination d’un directeur de campagne pour 2020 n’est pas une surprise mais donne malgré tout l’image d’une fuite en avant. Donald Trump semble plus à l’aise pour faire campagne que pour gouverner. Quoi qu’il en dise, 2017 n’a pas été l’année la plus aboutie pour un nouveau président. Et les nuages s’amoncellent en 2018.

Ingérence russe 

Au-delà des difficultés politiques ou même des dysfonctionnement de la Maison Blanche, Donald Trump et son entourage sont toujours sous la menace de l’enquête du procureur spécial sur l’ingérence russe.

Brad Parscale, le nouveau directeur de campagne, a d’ailleurs lui-même été entendu par une commission parlementaire. Il était conseiller numérique en 2016. Or, Moscou est accusé d’avoir perturbé le processus électoral américain précisément via Internet.

Au service de la famille Trump depuis 2012, Brad Parscale, 42 ans, a évidemment démenti toute collusion, et garde donc l’entière confiance du milliardaire, qui lui aurait même parfois laissé utiliser Twitter en son nom.

Rfi.fr