Etats-Unis: les géants de la tech prennent des mesures contre les racistes

Une semaine après les incidents racistes à Charlottesville aux Etats-Unis, plusieurs entreprises américaines de l’internet ont décidé de sévir contre les mouvements partisans de la suprématie blanche. Des mouvements essentiellement actifs sur la Toile. Cette semaine a été marquée par la traque des sites et contenus en ligne prônant la haine raciale.

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A Charlottesville, des fleurs jonchent le sol dans la rue où Heather Heyer, une jeune femme, a été tuée par un supposé suprémaciste blanc.

Les événements de Charlottesville ont eu un effet catalyseur sur internet. Très rapidement, des internautes se sont organisés pour traquer sur les réseaux sociaux les participants à la manifestation raciste. De leur côté, des géants du secteur ont pris position en restreignant l’accès à leur service.

La plateforme de réservation de logement Airbnb a supprimé plusieurs comptes appartenant à des membres de groupuscules néonazis. Facebook a supprimé plusieurs groupes dont celui sur la marche raciste.

Le cas qui a fait le plus de bruit est celui du site néonazi The Daily Stormer qui, pour avoir moqué la jeune-femme tuée à Charlottesville, s’est vu chasser par l’hébergeur GoDaddy pour violation des conditions d’utilisation. Google lui a emboîté le pas.

Quant à PayPal, le leader du paiement sécurisé en ligne, il a dit mercredi refuser désormais les transactions utilisées pour « promouvoir la haine, la violence et l’intolérance raciale ». 

Des prises de position publiques qui ne peuvent pas nuire à l’image de marque de ces entreprises. Mais qui les éloignent surtout de leur crédo historique : celui de la neutralité en termes de contenus. Un mouvement initié depuis quelques années, mais qui s’accélèredepuis l’avènement de Donald Trump et ses décisions très controversées, dont celle sur l’immigration.

Rfi.fr