Explosion à Bogota: trois personnes tuées dont une jeune Française

Le centre commercial CC Andino était bondé hier à Bogota en cette veille de fête des Pères. C’est là, dans les toilettes des femmes au 2e étage qu’une bombe a explosé. Trois personnes ont été tuées dont une jeune Française de 23 ans. L’explosion a également fait 9 blessés. Le président colombien Juan Manuel Santos a aussitôt condamné cet attentat et ordonné l’ouverture d’une enquête.

 media
Plusieurs personnes sont été tuées, dont une jeune Française, lors de l’explosion d’une bombe dans les toilettes
d’un centre commercial dans la capitale colombienne, samedi 17 juin en fin d’après-midi.

Selon les premiers éléments communiqués par la police, l’explosion s’est produite vers 17H00 locales (22H00 GMT) dans les toilettes des femmes du centre commercial CC Andino, situé dans une zone très fréquentée de la capitale colombienne.

Les victimes sont trois jeunes femmes selon les premières informations, dont une jeune Française venue en Colombie pour « fournir un service social dans un collège d’un quartier populaire de Bogota durant six mois », a indiqué le maire de la capitale, Enrique Peñalosa dans un point presse.

La jeune femme était accompagnée de sa mère selon l’ambassadeur de France en Colombie.

Neuf personnes ont également été blessées dont une autre Française.

« pas encore d’indices clairs » selon le président Santos

Le président colombien Juan Manuel Santos a condamné l’attentat, s’est rendu sur place et a ordonné au chef de la police nationale, le général Jorge Nieto, d’ouvrir une enquête.

Le maire de Bogota, Enrique Peñalosa, a indiqué qu’il ne pouvait dire encore « quel groupe pourrait être derrière cet attentat ». « Il n’y a pas encore d’indices clairs », a de son côté déclaré le président Santos. Le service de police de Bogota analyse les vidéos de surveillance du centre commercial.

La guérilla désignée par certaines rumeurs

En Colombie, certaines rumeurs accusent l’ELN, l’Armée de libération nationale, groupe de guérilla en actuellement en discussion avec le gouvernement à Quito, en Equateur, pour négocier un accord de paix comme celui des Farc, finalisé en novembre dernier. Aussitôt, le groupe a démenti sur Twitter la rumeur, tout en condamnant les attaques contre les civils et faisant part de sa solidarité avec les victimes, rapporte notre correspondante en Colombie, Najet Benrabaa. 

En février dernier, l’ELN avait revendiqué un attentat dans la capitale mais celui-ci -qui avait fait un mort et des blessés – visait une patrouille de police spécialisée dans la répression des manifestations. 

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Sur Twitter encore, le chef des FARC, Rodrigo Londoño, alias « Timochenko », a lui aussi déploré l’attentat et exprimé sa solidatité avec les victimes.


la police et les enquêteurs ont investi le centre commercial CC Andino où a eu lieu l’explosion, samedi 17 juin, en fin de journée.
Rfi.fr