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Fête de musique : Yalley « tue » encore…

Le « Gawili Segnon » (le guerrier ultime) était hier sur la scène de l’Institut Français. 22 ans après son premier véritable  »duel » avec le public ivoirien. Arrivé tôt dans les loges, Yalley, un tantinet nostalgique, reparle de son spectacle de 1994 dans la même salle :« Ça me fait chaud au cœur de retrouver cette scène. Le public de l’époque était très chaud et très enthousiaste de découvrir notre show. J’espère qu’il sera aussi en verve ce soir. Sinon l’État d’esprit est bon. On donnera tout, mes gars et moi. Le mot est lâché. L’artiste monte sur scène aux alentours de 21 heures. D’entrée, il propose un Medley acoustique. Assis, la guitare en bandoulière, il égrène deux titres, tout en douceur. Un titre inédit. Un autre en hommage à Kragbé Gnangbé, Digna Bailly et Seplou arrache les premières sensations à la salle jusque là silencieuse. Puis place à l’acte 2. Les  »musicos » Blancs de 1994 ont cette fois laissé place à des Ivoiriens. Hervé Boufartigues, Jean François Kelner, Hilaire Penda, Vincent Segal et Mathieu Rabanté ne sont pas là ce soir. Ils sont éclipsés par l’aile abidjanaise des  »Kyffyz ». « Désormais c’est avec ces jeunes pousses que je joue en Côte d’Ivoire », justifie Yalley. Que vaut ce  »Kyffyz » aile Abidjan ?
Pour ces retrouvailles, Yalley a convoqué Armel Djédjé (batteur), Narcisse Houphouet (basse), Scholl Aké (lead guitare), Eric Sippy (clavier). Le band est couronné par le  »Kyffy » Yalley en chef. Les hostilitéss s’ouvrent très vite. Ce soir Yalley arbore quasiment la même tunique de scène, comme lors de son premier show dans l’ancien CCF. Le t-shirt polo à manches longues est de rigueur. Contrairement à 1994, où il avait porté un polo bleu, ce soir-là, il était en noir. Les yeux barrés de ses lunettes fumées comme en 94, ce polo noir surmontait un pantalon couleur beige. Idem pour la godasse de même couleur.  » Lago Djokpa » met le feu tout de suite. Des cris stridents déchirent la salle. L’ambiance façon Babré (Gagnoa) enveloppe la salle.  »You Ohonon » créé la surchauffe. Les inconditionnels de Yalley qui se moquent sûrement du jeu des musiciens ne se retiennent plus. Pas les observateurs les plus avisés qui eux, scrutent leur groove. Ceux-ci étaient curieux de mesurer la dextérité des instrumentistes. Surtout celle du soliste. Pop-Music oblige. Dans cet optique les yeux des curieux étaient rivés sur le jeu de guitare héraut Aké  »School ». Celui-ci n’a pas le feeling d’un certain Jean François Kelner. Il a cependant de bonnes dispositions. Son jeu manque de puissance. Ses distorsions par exemple, en dépit de leur efficacité, ne donnent pas de  frissons. On constate ce gap de pêche dans le titre  »Pélé Pélé ». Bref, John Yalley a donné, côté chant, le récital attendu. Seule manquait à son show, la  »folie » de ses musiciens imputable à leur jeunesse.
Moses Djinko

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