France: Emmanuel Macron est déterminé à amplifier la lutte antiterroriste

Après les derniers attentats en Angleterre, comment se préserve la France ? La lutte contre le terrorisme a été amplifiée depuis les attentats de Charlie Hebdo et de l’Hypercacher. Emmanuel Macron a demandé au Parlement de prolonger l’état d’urgence jusqu’au 1er novembre 2017. Le président de la République a aussi de nouveaux projets pour le renseignement français.

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Des policiers en patrouille, sur les Champs-Elysées, à Paris, le 21 avril 2017.

Emmanuel Macron veut créer un état-major antijihadistes. Entre 50 et 100 personnes composeraient cette structure dite « de coordination », opérationnelle 24 heures sur 24. Seule certitude : cette cellule spéciale sera installée à l’Elysée, probablement dans les prochains jours. Emmanuel Macron avait été très clair au surlendemain de l’attentat de Manchester il y a deux semaines. Il veut aller vite.

La coordination des services de renseignement est loin d’être une idée nouvelle.
Les précédents présidents s’y sont eux aussi essayé. Par exemple, en octobre 2014 puis en juin 2015 deux nouvelles cellules de coordinations ont été créées. « Hermes » au sein de la Direction du renseignement militaire (DRM) et « Interservices » pilotée par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI).

Donner un rôle à l’Education nationale

La volonté du nouvel exécutif c’est aussi d’accentuer le renseignement territorial. Le porte-parole du gouvernement Christophe Castaner évoquait il y a peu le rôle que pourrait jouer l’Education nationale en devenant une source de renseignement importante sur la radicalisation.

A l’Elysée, la cellule spéciale anti Organisation EI aurait pour mission de collecter toutes ces informations et de les transmettre directement et rapidement aux plus hauts responsables de la sécurité intérieure.

Rfi.fr